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  Lexique de termes utilisés dans les recherches sur les lésions de la moelle épinière:
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  Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet medmatiq Index du Forum » Médecine » 2èm cycle " 3 , 4 et 5 ème année " » Neurologie et Neuro-chirurgie
    
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Ben
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MessagePosté le: Sam 8 Aoû - 17:31 (2009) Répondre en citant

Lexique de termes utilisés dans les recherches sur les lésions de la moelle épinière:


* Accident Vasculaire Cérébral (AVC). Ceci se réfère généralement aux dégâts cérébraux résultant d’une ischémie. Parfois, le terme accident vasculaire médullaire (spinal) est également employé.

* Afférents Sensoriels. Le terme afférent (centripète) se réfère à l’entrée ou à l’arrivée des signaux . Sensoriel afférent signifie l’arrivée d’axones qui transportent des signaux sensoriels.

* Aorte. C’est la grosse artère qui vient directement du cœur, descend le long de la colonne vertébrale et fournit le sang à la plus grande partie du corps inférieur, y compris la moelle épinière thoracique et lombaire. Une occlusion de cette artère pendant 30 minutes ou plus peut aboutir à des dégâts de la moelle épinière par ischémie. Parfois, dans de graves accidents d’automobiles, l’aorte peut être endommagée et le sang peut pénétrer dans les parois de l’aorte, provoquant un anévrisme aortique. Pendant une réparation chirurgicale de l’aorte, le flux de sang vers la moelle épinière peut être interrompu et cela peut provoquer une paralysie.

* Artère. Il s’agit des vaisseaux sanguins qui apportent le sang aux tissus. La moelle épinière reçoit le sang de plusieurs artères. L’une est l’artère spinale ventrale ou antérieure (ASA) qui court le long de la ligne médiane ventrale ou antérieure de la moelle épinière. L’ ASA est approvisionnée en sang par des artères qui viennent de l’aorte et pénètrent dans le canal spinal à côté des racines spinales. Ces artères courent vers le haut ou le bas de la moelle épinière sur de courtes distances avant l’anastomose (communication) avec l’ASA. L’ASA alimente la plus grande partie de la moelle épinière ventrale et de la matière grise. L’occlusion de l’autre apport artérielle provient des artères spinales postérieures qui entrent également dans la moelle épinière à côté des racines spinales et s’anastomose aux artères dorsales qui courent vers le haut et le bas de la corde dorsale. Les artères spinales postérieures ou dorsales approvisionnent la moelle épinière dorsale et la matière blanche.

* Axone Myélinisé. Les axones sont souvent enveloppés par la myéline. Paradoxalement, les axones myélinisés sont plus sensibles à l’étirement parce que le myéline protège les parties de l’axone de l’étirement et concentre donc l’étirement des axones entre les segments de myéline, c’est-à-dire les Nœuds de Ranvier.

* Axone. C’est une partie des neurones, d’habitude un long processus tubulaire, qui s’étend de plusieurs millimètres ou même de mètres, pour entrer en contact avec d’autres neurones ou des cellules. L’axone porte habituellement des signaux efférents(sortants) à d’autres neurones.

* Barrière Sanguine Cérébrale. Cette barrière s’interpose entre le cerveau et le reste du corps. Présent dans les capillaires, la barrière sanguine cérébrale est composée de processus gliaux (astrocytiques) qui suivent la surface intérieure des cellules endothéliales qui forment les capillaires. Les processus gliaux forment des jonctions étroites qui empêchent les molécules d’entrer dans le cerveau ou dans la moelle épinière. Pour pénétrer dans le cerveau ou dans la moelle épinière, les molécules doivent passer par les cellules gliales. Ces cellules règlent le mouvement des molécules et l’accès au cerveau. Beaucoup de médicaments hydrosolubles, par exemple, ne passent pas à travers la barrière sanguine cérébrale.  Cependant, les médicaments solubles dans les lipides, qui peuvent se dissoudre dans les membranes, peuvent traverser la barrière sanguine cérébrale.

* Canaux Potassiques. Ce sont des canaux sur les membranes cellulaires qui permettent au potassium (K) de passer hors de la cellule. Les concentrations intracellulaires en K sont normalement beaucoup plus élevées (124 mM) que la concentration extracellulaire en K (4 mM). Donc, quand ces canaux ouverts, les ions K sortent de la cellule. Ce qui est plus important, c’est que l’ouverture du canal amènera le potentiel de la membrane près des -90 mV, le potentiel Nernst, dû au gradient électrochimique de K à travers la membrane.

* Canaux Sodiques . Ce sont des canaux qui sont présents sur les cellules excitables et qui permettent aux ions Na de passer.  Bien qu’il y ait quelques récepteurs qui permettent aux ions Na de passer aussi, le terme « canal sodique » est presque toujours réservé aux canaux à voltage-sensible qui ne s’ouvrent que lorsque le potentiel de la membrane tombe au-dessous d’un certain niveau. Les canaux Na relayent la conduction du potentiel d’action dans les neurones, les axones, les muscles, le cœur et d’autres tissus excitables.

* Capillaires. Ce sont les tout petits vaisseaux sanguins des tissus, juste assez grands pour transporter les cellules sanguines, connectant artérioles et veinules qui à leur tour proviennent respectivement des artères et des veines. Les cellules sanguines parcourant les capillaires apportent l’oxygène aux cellules avant de passer dans le système veineux.

* Catécholamines. C’est une famille de neurotransmetteurs, comprenant l’adrénaline, la noradrénaline, la sérotonine et d’autres. Ce sont les neurotransmetteurs du système sympathique qui tendent à augmenter l’activité des muscles lisses.

* Clonus. C’est un schéma réflexe anormal où un réflexe du tendon profond est hyper excitable et se répète de multiples fois. Par exemple, si le pied d’une personne atteinte de lésion médullaire est saisi et ensuite fléchi fermement, le pied subit plusieurs « à-coups », c’est-à-dire extensions puis flexions répétées. Le clonus peut s’observer aussi sur d’autres muscles.

* Colonne Dorsale. La matière blanche de la moelle épinière est organisée en colonnes :  deux colonnes dorsales (gauche et droite), colonnes latérales et colonnes ventrales. Les colonnes dorsales (aussi appelées colonnes postérieures) transportent l’information proprioceptive.

* Colonne Ventrale. La matière blanche de la moelle épinière est organisée en colonnes :  deux colonnes dorsales (gauche et droite), des colonnes latérales et des colonnes ventrales. Les colonnes ventrales (aussi appelées colonnes antérieures) portent les étendues vestibulospinales et réticulospinales.

* Colonnes Latérales. Ce sont des colonnes de matière blanche dans la moelle épinière, situées sur les deux côtés de la moelle épinière. Les colonnes latérales transportent l’information sensorielle et motrice, y compris l’étendue spinothalamique, l’étendue spinocérébelleuse, l’étendue corticospinale, l’étendue rubrospinale et d’autres.

* Compression. Pression sur les tissus, provoquant une déformation des tissus. Quand la pression est assez rapide pour provoquer une rupture cellulaire, elle est habituellement appelée contusion. Si la compression est lente (< 0,5 m/seconde), la principale cause des dégâts est due à une ischémie ou perte de flux sanguin. La compression augmente la tension tissulaire et la tension tissulaire contre la tension sanguine, empêchant le flux sanguin.

* Conduction Sautante. Les potentiels d’action se déplacent dans les axones myélinisés en sautant de nœud de Ranvier à nœud de Ranvier. De grand axones sont myélinisés alors que de plus petit axones ne sont pas myélinisés par les cellules oligodendroglies. La conduction sautante augmente énormément la vitesse de conduction du signal. Dans les grands axones sensoriel de la colonne dorsale, par exemple, la conduction sautante permet une transmission de signaux à des vitesses dépassant les 100 mètres/seconde.

* Contusion. Une rapide pression sur les tissus, endommageant les tissus par étirement et cisaillement des cellules et des processus cellulaires. La compression de la moelle ne provoquera pas de dégâts primaires des tissus à moins que la vitesse de compression n’excède une vitesse critique de 0,5 mètres par seconde (m/s). Les cellules peuvent habituellement tolérer un étirement et un cisaillement substantiels tant qu’il est fait lentement. Cependant, à environ 0,5 m/seconde, les cellules et les processus cellulaires peuvent se briser.

* Corne Dorsale. La matière grise de la moelle épinière a quatre « cornes », deux cornes dorsales et deux cornes ventrales.  Ainsi, la corne dorsale se réfère à la matière grise dans la moelle épinière qui est près du côté arrière (postérieur) de la moelle. La corne dorsale contient surtout des neurones sensoriels qui reçoivent les entrées des afférents sensoriels qui pénètrent dans la moelle épinière par les racines dorsales.

* Corne Ventrale. La matière grise de la moelle épinière a quatre « cornes », deux cornes dorsales et deux cornes ventrales. Ainsi, la corne ventrale se réfère à la matière grise dans la moelle épinière qui se situe près du côté avant (antérieur) de la moelle. La corne ventrale contient surtout des neurones moteurs qui envoient leur axones hors des racines ventrales pour innerver le muscle.

* Dégâts Tissulaires Primaires. Les dégâts cellulaires qui sont directement attribuables à la lésion sont appelés « dégâts tissulaires primaires ». Dans le cas d’une lésion par contusion, la lésion primaire est due à l’étirement mécanique et au cisaillement d’éléments cellulaires. Dans le cas de lésion par compression, la lésion primaire est due à la perte de flux sanguin qui provoque des dégâts cellulaires. Dans le cas d’une section ou d’une lésion pénétrante, la lésion primaire est due à la séparation ou à l’écrasement des axones et des cellules. Les dégâts tissulaires primaires amorcent les dégâts tissulaires secondaires.

* Dégâts Tissulaires Secondaires. La moelle épinière blessée montre des dégâts tissulaires progressifs plusieurs heures ou jours après la lésion, selon la gravité de la lésion.

* Etendue Spinothalamique. Cette étendue spinale va de la moelle épinière au thalamus. Les neurones spinothalamiques sont situés dans la corne dorsale grise et envoient des axones qui traversent vers la colonne latérale opposée (c’est-à-dire les neurones de la corne dorsale gauche envoient des axones à la colonne latérale droite et vice versa), remontent toute la colonne latérale jusqu’au thalamus.

* Etendue Vestibulospinale. L’étendue vestibulospinale va des neurones du noyau vestibulaire à la moelle épinière. Le noyau vestibulaire est placé dans le tronc cérébral, reçoit l’information des organes vestibulaires dans l’oreille et est responsable de la détection de la position et de l’accélération de la tête. Il est essentiel à l’équilibre et à la posture. L’étendue vestibulospinale innerve surtout les motoneurones extenseurs responsables du maintien des activités musculaires anti-gravité.

* Extenseurs. Cela se réfère aux muscles qui étendent les membres, en particulier les jambes. Les muscles extenseurs de la jambe comprennent le grand fessier (gluteus maximus), le quadriceps et les jumeaux (gastrocnemius). Ils sont responsables du support du poids corporel contre la gravité et s’opposent à l’action des muscles fléchisseurs.

* Fléchisseurs. Cela se réfère aux muscles qui fléchissent les membres. Les muscles  fléchisseurs de la jambe comprennent le psoas, les ischio-jambiers et le jambier antérieur.

* Ganglion de la Racine Dorsale. Ce sont des groupes de neurones qui sont attachés aux racines spinales juste à l’extérieur du canal spinal. Ces ganglions contiennent les corps cellulaires des neurones sensoriels de la racine dorsale qui envoient un axone qui se sépare en une branche périphérique et une branche centrale. La branche périphérique va vers les structures réceptrices de la peau, du muscle, des articulations et d’autres tissus. La branche centrale pénètre dans la moelle épinière par la racine dorsale, se ramifie pour se connecter avec les neurones dans le segment et envoyer des axones vers le haut et vers le bas de la moelle épinière dans les colonnes dorsales.  Une branche de l’axone monte au tronc cérébral où il forme des synapses avec les neurones dans le nucleus cuneatus ou le nucleus gracilis.

* Gastrocnemius. Ou muscles jumeaux. Ce sont les muscles qui tendent les chevilles.  Placés à l’arrière de la jambe entre le genou et la cheville, ces muscles sont ce qui permet aux personnes de se dresser sur la pointe des orteils et qui fournissent la poussée de la jambe pour le déplacement en avant. Son muscle antagoniste est le jambier antérieur.

* Glia. Ce sont des cellules qui, à l’origine, ont été appelés glia parce qu’on les pensaient être « la glu » du système nerveux. Plusieurs familles de cellules gliales ont été identifiées et remplissent de nombreuses fonctions. Les astrocytes régulent l’environnement extracellulaire du cerveau et de la moelle épinière, y compris la formation de la barrière sanguine cérébrale. Les oligodendroglies fournissent la myéline. Les microglies servent comme cellules immunitaires et inflammatoires des tissus nerveux centraux. Les macroglies comprennent des cellules comme les glia olfactives engainantes et les tanicytes et ils sont capables de migrer, de faciliter la régénération et d’envelopper les axones.

* Grand fessier. (Gluteus Maximus). C’est un grand muscle de la fesse qui est responsable de l’extension de la jambe en arrière à l’articulation de la hanche.  Il est employé pendant la locomotion pour la propulsion en avant.  Il s’oppose à l’action du psoas qui avance le pied et fléchit l’articulation de la hanche.

* Ischio-jambiers. Ce sont les muscles qui fléchissent le genou et s’opposent au quadriceps.

* Jambier Antérieur. (Tibial antérieur). C’est le muscle qui fléchit les chevilles. Situé sur le devant de la jambe entre le genou et la cheville, ce muscle est celui qui soulève le pied pendant la phase d’oscillation et empêche le pied de baisser. Ses muscles antagonistes sont les jumeaux.

* Jonctions Serrées. Ceux-ci sont des endroits où les cellules entrent en contact les unes avec les autres et forment une connexion adhésive serrée qui empêche le passage de grosses molécules entre les cellules. La barrière sanguine cérébrale, par exemple, est composée de cellules gliales qui forment des jonctions serrées les unes aux autres. Les jonctions serrées forcent les molécules à passer par des cellules où les mécanismes de transport peuvent être mieux contrôlés.

* Lésion Médullaire Aiguë. Le premier stade d’une lésion de la moelle épinière. Certaines personnes emploient ce terme pour se référer à une période pendant laquelle les dégâts continuent encore. Cette période est controversée. Quelques investigateurs considèrent la période comme relativement courte, c’est-à-dire quelques heures pendant lesquelles on peut donner des traitements pour empêcher des dégâts tissulaires progressifs ou secondaires.  D’autres investigateurs considèrent que la période aiguë s’étend sur plusieurs semaines, pendant lesquelles il peut y avoir une dégénération Wallerian des étendues spinales qui ont été séparées du corps cellulaire. La période aiguë d’une lésion de la moelle épinière précède une période « subaiguë » où vraisemblablement la lésion de moelle épinière subit dégénération et  réparation

* Lésion Médullaire Chronique. L’étape de la lésion médullaire où il n’y a plus de nouveaux dégâts ou de rétablissement. Certaines personnes emploient ce terme pour parler des personnes qui ont une lésion depuis une longue période de temps. Bien qu’il soit admis que les gens ont une lésion médullaire « chronique » après plusieurs années, il n’y a aucun consensus clair sur ce qui constitue  le délai limite du chronique.

* Marche par Poids Soutenu. Ceci se réfère au fait de suspendre des personnes ou des animaux dans un harnais et de les placer pour marcher sur un tapis roulant. Une variété de techniques peuvent être employées pour faciliter la marche, comprenant manipulations manuelles et stimulation électrique des muscles, des nerfs, ou de la moelle épinière. De nombreux groupes ont  maintenant rapporté que la marche par  poids soutenu sur tapis roulant était capable d’améliorer ou de rétablir la locomotion chez des personnes atteintes de lésion médullaire chronique.

* Matière Blanche. Les secteurs du cerveau et de la moelle épinière qui contiennent surtout des axones myélinisés. On l’appelle « matière blanche » à cause de l’apparition de ces secteurs du cerveau et de  la moelle épinière post-mortem. La myéline est surtout composée de graisse et est donc de couleur blanchâtre. Dans la moelle épinière, la matière blanche entoure la matière grise et est organisée en colonnes, nommées selon leur emplacement : dorsales (postérieures), ventrales (antérieures) et latérales. Les colonnes dorsales contiennent la plupart de axones  sensoriels proprioceptifs ascendants.

* Matière grise. Ceci se réfère à des secteurs du cerveau et de la moelle épinière qui contiennent surtout des corps de cellules neuronales. On l’appelle matière grise parce que ces secteurs apparaissent en gris sombre quand on l’examine sur des cadavres. Le nom est employé en conjonction avec la matière blanche qui se réfère aux secteurs du cerveau et de la moelle épinière qui contiennent surtout des axones myélinisés. Dans la moelle épinière, la matière grise est située dans la partie centrale de la moelle. Lorsque la moelle épinière est observée en coupe transversale, la matière grise semble être un secteur en forme de papillon.  Les ailes du papillon qui sont vers l’arrière (dorsales ou postérieures) sont appelées les cornes dorsales. Les ailes qui sont vers l’avant (ventrales ou antérieures) sont appelées les cornes ventrales.

* Motoneurone. Parfois aussi appelés neurones moteurs, ces neurones envoient des axones périphériquement pour innerver les muscles.  Placé dans la corne ventrale de la moelle épinière, les motoneurones spinaux libèrent le neurotransmetteur acétylcholine pour activer les muscles striés.  Ils reçoivent directement des signaux afférents (centripètes) en provenance des axones sensoriels transportant l’information des récepteurs d’étirement du muscle.

* Muscle. Ce sont des cellules qui peuvent se contracter et se détendre. Les cellules musculaires sont des cellules peu communes. Alors que la plupart des cellules contiennent un seul noyau, les cellules musculaires contiennent des centaines ou même des milliers de noyaux. Les fibres du muscle ou myofibres sont des cellules simples avec de multiples noyaux.  Il y a deux sortes de muscles : les muscles lisses et les muscles striés.

* Muscles Lisses. Ce sont les muscles utilisés par les vaisseaux sanguins, le cœur, la vessie, les intestins et autres organes internes. Ces muscles ne sont pas striés et de là le mot descriptif « lisse ». Ces muscles sont excités par des catécholamines libérées par le système orthosympathique et inhibés par l’acétylcholine libérée par le système parasympathique. Les récepteurs acétylcholine des muscles lisses, cependant, diffèrent de ceux des muscles striés et sont appelés récepteurs nicotiniques. L’innervation orthosympathique provient des ganglions orthosympathiques qui sont placés le long de la colonne vertébrale. L’innervation parasympathique provient du nerf vague et aussi de la moelle épinière.

* Muscles Striés. Ce sont les muscles qui sont capables de se contracter rapidement et qui sont responsables des mouvements du corps. Ils diffèrent des muscles lisses qui contractent et détendent les vaisseaux sanguins et les organes internes. Ils ont des bandes visibles que l’on peut voir au microscope et de là l’adjectif descriptif strié.

* Myéline. La myéline est une membrane produite par les cellules de Schwann ou par les cellules oligodendrogliales. La myéline s’enveloppe plusieurs fois autour de l’axone. Les cellules de Schwann myélinisent les axones périphériques alors que les cellules oligodendrogliales myélinisent  les axones centraux. Une cellule de Schwann ne myélinise qu’un axone alors qu’une cellule oligodendrogliale peut myéliniser jusqu’à 21 axones.  Chacune de ces cellules ne myélinise qu’un segment de l’axone.  Entre les segments de myéline, il y a des secteurs sans myélinisation appelés les Nœuds de Ranvier.

* Neurone. Un neurone est une cellule qui communique avec d’autres neurones, avec des cellules musculaires, avec des cellules sécrétrices, ou avec des cellules sensorielles, au moyen des potentiels d’action ou des neurotransmetteurs. La plupart des neurones expriment plusieurs protéines qui leur sont uniques, comprenant les neurofilaments, l’énolase neurospécifique et la bêta-tubuline.

* Neurotransmetteurs. Ce sont des composés chimiques que les neurones libèrent dans l’espace extracellulaire pour affecter d’autres cellules. Les neurotransmetteurs se lient aux récepteurs sur les autres cellules, par exemple des neurones et des muscles; les récepteurs ouvrent alors des canaux et activent des messagers intracellulaires qui disent alors aux cellules quoi faire. Les neurotransmetteurs communs comprennent le glutamate, l’acétylcholine, l’acide gamma-amino-butyrique (GABA), le glycocolle, la sérotonine, la noradrénaline, la dopamine, la substance P et d’autres. Beaucoup de médicaments que prennent les gens sont conçus pour stimuler ou inhiber les récepteurs de neurotransmetteur, ou pour modifier les niveaux de neurotransmetteurs dans le cerveau.

* Nociceptif. Cet adjectif se réfère aux sensations douloureuses, aussi bien qu’aux sensations thermiques (chaud, froid). Quand une personne perd la nociception, cela signifie que la personne ne peut pas ressentir la douleur (la piqûre d’aiguille), la chaleur, ou le froid. Les sensations nociceptives diffèrent des sensations proprioceptives qui représentent le sens du toucher et de la position.  Dans la moelle épinière, les axones de l’étendue spinothalamique dans les colonnes latérales transportent l’information nociceptive.

* Nœuds de Ranvier. Ce sont des secteurs sur les axones entre les segments de myéline.  Les nœuds contiennent les canaux de sodium à voltage sensible (Na) qui produisent les potentiels d’action.

* Non Usage Appris. Edouard Taub a été le premier à proposer ce phénomène à partir d’expériences impliquant la section des racines dorsales sur des singes et montrant que les singes cessaient d’employer le bras qui avait perdu la sensation. Ces singes sont devenus pratiquement paralysés bien que les racines ventrales motrices soient restées intactes.  Cependant, quand ces singes ont été forcés à employer leurs bras en contraignant le mouvement du bon bras, ils ont fréquemment récupéré le contrôle moteur du bras desinnervé.  Il a appelé ce phénomène « le non usage appris ».  Plus récemment, Taub et ses collègues ont annoncé que la thérapie du mouvement incité par contrainte peut restaurer la fonction dans les personnes atteintes d’AVC hémiplégique.

* Oligodendroglies. Ce sont des cellules spécialisées du système nerveux central qui  myélinisent les axones centraux. Les cellules oligodendroglies typiques peuvent myéliniser jusqu’à 21 axones autour d’elles.

* Proprioceptif. Cet adjectif se réfère aux sensations qui indiquent la position. Cela inclut également la capacité de détecter et de localiser la sensation de contact sur la peau.  Quand une personne perd la proprioception, cela signifie que la personne ne peut pas citer un contact léger et une position articulaire. Les sensations proprioceptives diffèrent des sensations nociceptives qui sont douloureuses. Dans la moelle épinière, les axones dans les colonnes dorsales (postérieures) transportent l’information proprioceptive.

* Psoas. C’est le muscle qui fléchit la hanche (en avant), s’opposant à l’action du grand fessier.

* Quadriceps. C’est le grand muscle à l’avant de la jambe qui est responsable de l’extension de l’articulation du genou. Il s’oppose à l’action des ischio-jambiers qui fléchissent le genou.

* Racine Dorsale. Chaque segment de la moelle épinière a quatre racines, deux racines dorsales et deux racines ventrales. Les racines ventrales contiennent les axones des motoneurones qui partent pour innerver le muscle.

* Racine Ventrale. Chaque segment de la moelle épinière a quatre racines, deux racines dorsales et deux racines ventrales. Les racines ventrales contiennent les axones des motoneurones qui sortent pour innerver le muscle.

* Racines Spinales. Chaque segment de la moelle épinière a associé à des racines spinales qui entrent et sortent de la moelle épinière par les côtés dorsal et ventral. Les racines dorsales et ventrales se rejoignent en approchant de la dure-mère et deviennent une racine simple à l’extérieur du canal spinal. La racine spinale dorsale est associée à un ganglion de la racine dorsale qui contient les corps cellulaires des neurones sensoriels qui envoient des axones dans le nerf périphérique et dans la moelle épinière. La racine spinale ventrale contient les axones moteurs qui vont de la moelle épinière aux muscles.

* Récepteurs d’étirement. Ce sont des récepteurs des muscles striés qui ressentent l’étirement du muscle. Les récepteurs sont des fibres musculaires spécialisées appelées des fuseaux. Les neurones du ganglion de la racine dorsale envoient des axones qui innervent ces fuseaux. L’étirement du fuseau amène les axones à envoyer des messages à la moelle épinière.

* Récepteurs. Ce sont des composés chimiques qui sont présents sur les membranes cellulaires ou dans leur cytoplasme, conçus pour se lier et réagir à des molécules spécifiques. Les récepteurs répondent aux neurotransmetteurs, aux hormones, aux molécules d’adhésion cellulaire, aux ions (comme le calcium) et aux conditions métaboliques des cellules.

* Réflexe de Babinsky. (de Joseph BABINSKI, neurologue français). C’est un mouvement réflexe complexe des orteils quand le dessous du pied (près des orteils) est griffé de la base du petit orteil jusqu’à la base du gros orteil. Normalement, les orteils ont tendance à se recourber de haut en bas ou à ne pas réagir à une telle action si la personne peut contrôler le mouvement de ses orteils. Cependant, chez quelqu’un qui a eu des dégâts cérébraux impliquant le cortex du moteur ou de la moelle épinière impliquant l’étendue corticospinale, les orteils montrent « une réponse Babinsky positive » qui est une un mouvement ascendant et élargi des orteils.

* Réflexe Profond du Tendon. C’est un réflexe musculaire qui est activé par l’étirement soudain du tendon d’un muscle. Les muscles ont des récepteurs d’étirement qui détectent la tension du muscle et ces récepteurs renvoient des signaux excitateurs aux motoneurones qui activent la contraction musculaire. Cela forme une boucle de réactions pour que la contraction musculaire soit maintenue à un niveau constant. Quand le muscle est étiré, les motoneurones réagissent pour contracter le muscle afin qu’il s’oppose à l’étirement Un réflexe de tendon profond est habituellement évalué en employant un marteau de caoutchouc pour frapper le tendon. Cela produit un étirement soudain du muscle et le muscle doit répondre par une contraction. Ce réflexe est aussi appelé réflexe monosynaptique parce qu’une seule synapse intervient dans le circuit réflexe. Le réflexe monosynaptique peut aussi être activé électriquement en stimulant le nerf du muscle et enregistré électriquement à partir du muscle. La stimulation du nerf active une contraction du muscle (réflexe-M) et ceci est suivi par le réflexe monosynaptique (réflexe-H).

* Réflexe. Ceci se réfère à l’activité de cellules qui ne sont pas nécessairement sous contrôle conscient. Par exemple, un réflexe profond du tendon est un mouvement musculaire qui peut être évoqué en étirant le muscle, relayé par les neurones qui sont placés dans la moelle épinière et les ganglia de la racine dorsale. Bien que le cerveau puisse inhiber ou supprimer le réflexe profond du tendon, le réflexe peut se produire en l’absence d’influence supraspinale.  Ceratins réflexes sont seulement sous contrôle conscient partiel. Par exemple, la miction (l’acte d’uriner) est un réflexe qui est relayé par des neurones placés dans la moelle épinière et qui peut se produire en l’absence d’influences supraspinales. Une fois commencée, il peut être difficile pour une personne de contrôler la miction. Quelques réflexes peuvent être activés par des événements supraspinaux. Par exemple, la transpiration de la paume de la main est produite par une activité nerveuse mais la plupart des personnes ne peuvent pas aisément contrôler une telle transpiration.  Quelques réflexes ne sont pas sous contrôle conscient.  Par exemple, la réponse contractile de la pupille de l’œil à la lumière est un réflexe qui est relayé  par des neurones qui sont situés dans le tronc cérébral et dans les ganglia cervicales supérieures.

* Rétablissement Moteur. Rétablissement de mouvement volontaire. Bien que cette définition ne semble ni ambiguë ni difficile, beaucoup de personnes demandent si les spasmes représentent un rétablissement moteur.

* Spasmes. Mouvements organisés involontaires, impliquant souvent de nombreux muscles. Les spasmes peuvent être involontaires ou volontaires. Les spasmes involontaires sont ceux qui se produisent spontanément ou en réponse à une entrée sensorielle au-dessous du site de lésion. Les spasmes volontaires sont des mouvements massifs qui peuvent être incités par la personne et qui sont indicatifs d’une certaine influence du supraspinal sur la moelle épinière.  Les spasmes peuvent être associés à la spasticité.

* Spasticité. Réflexes accrus ou tonus musculaire. La spasticité est habituellement évaluée cliniquement par l’échelle Ashworth qui  gradue la rigidité et la raideur musculaire en réponse au mouvement. Les réflexes profonds du tendon sont souvent exagérés ou peuvent entrer en oscillations répétitives appelées clonus. Des réflexes multi-musculaires complexes comme le réflexe de Babinsky peuvent apparaître.

* Système nerveux central (SNC). Le SNC se rapporte principalement au cerveau et à la moelle épinière. Les frontières du SNC sont « la barrière sanguine cérébrale ».

* Thalamus. Cette structure cérébrale est placée au centre du cerveau. Il reçoit l’information sensorielle en provenance du corps et d’autres organes sensoriels. Par exemple, les neurones thalamiques reçoivent l’information sensorielle de l’étendue spinothalamique, des noyaux de la colonne dorsale, des noyaux du tronc cérébral et d’autres structures du système nerveux central. Ils retransmettent l’information sensorielle au cortex cérébral.

* Vitesse Critique. C’est le taux de mouvement auquel les cellules commencent à se briser.  Les axones myélinisés, par exemple, ont une vitesse critique d’approximativement 0,5 mètres/seconde.



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