Bienvenue cher visiteur
Veuillez vous inscrire ou vous connecter

  Nom d’utilisateur:   Mot de passe:   
Index  FAQ  Rechercher  Membres  Groupes  Profil  S’enregistrer
 Se connecter pour vérifier ses messages privés
  Fin de la simulation de vol vers Mars pour six Européens
Sauter vers:    
  Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet medmatiq Index du Forum » Clubs medmatiq » Sciences et technologies     
Auteur Message
Ben
Administrateur
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 18 Aoû 2007
Messages: 7 763
Masculin
Point(s): 1 879
Moyenne de points: 0,24
MessagePosté le: Mer 15 Juil - 11:37 (2009) Répondre en citant


Les six «spationautes» au sortir de la capsule, mardi à Moscou. Quatrième à gauche : le Français Cyrille Fournier.
Les volontaires, dont un Français, étaient cloîtrés depuis plus de trois mois dans un module de 200 m² à Moscou. Ils ont émergé, mardi, en pleine forme.

Il était 14 heures à Moscou, midi en France, lorsque s'est ouverte la lourde porte cadenassée et scellée du module de simulation du voyage vers Mars. Après 105 jours d'une épopée immobile, cloîtrés dans un module de 200 m² abrité dans un hangar de l'Institut des problèmes biomédicaux, les six aventuriers, quatre Russes, un Allemand et un Français, ont enfin retrouvé la lumière du jour.
«C'est la toute première étape du voyage de l'homme vers Mars, et nous l'avons franchie ! Cela montre qu'il est possible de rester isolés pendant 105 jours sans rencontrer de problèmes au-delà du raisonnable. On aurait pu rester plus longtemps», s'est exclamé le Français Cyrille Fournier, 40 ans, tout sourire sans sa combinaison bleu roi. Pilote d'Airbus de formation, il s'était pourtant «préparé au pire» et se voit «agréablement surpris de constater que tout s'est si bien passé». Volontiers présenté comme le boute-en-train de la bande, il a tenu à souligner les qualités humaines de chacun : «Je crois que nous avons tous, tour à tour, mis en œuvre nos compétences personnelles pour détecter les limites de l'autre en cas de fatigue ou d'inquiétude. C'est ainsi que nous avons évité toute tension critique.»
Il faut dire que les candidats avaient été triés sur le volet pour éviter de répéter les fortes tensions apparues lors d'une précédente expérience de confinement, Sfincss, conduite en 1999-2000 dans ce même institut moscovite. «C'est le meilleur équipage avec lequel il m'a été donné de travailler», a salué le capitaine, le spationaute russe Sergueï Riazinski, qui quitte le module «avec cinq nouveaux amis».

Moments complices
L'objectif principal de l'expérience était de tester les effets psychologiques et physiologiques d'un long confinement. Observés en permanence par l'équipe scientifique via les caméras de ce «Loft» du futur, ils se sont livrés au quotidien à des batteries de tests destinés à mesurer stress, régulation hormonale, pression sanguine, immunité ou encore qualité du sommeil. Il en ressort que les «spationautes» sont en bonne santé, même si la plupart d'entre eux ont perdu un peu de poids, malgré les exercices sportifs et le menu élaboré par les scientifiques. Tous expliquent avoir partagé de nombreux moments complices, notamment autour de la guitare du capitaine. «Ils ont réussi à fêter mon anniversaire, avec un repas spécial et des ballons», a raconté l'Allemand Olivier Knickel, qui a soufflé ses 29 bougies à l'intérieur du module.
Malgré cela, Alexeï Baranov, le médecin du bord, a confié avoir parfois «eu du mal à supporter la sensation de monotonie». Les six hommes ont aussi évoqué la difficulté à être séparés longtemps de leurs proches. Fiancées, femmes, enfants, ils étaient tous là pour les accueillir, massés derrière une banderole formulée en guise de clin d'œil : «Bienvenue aux premiers hommes qui rentrent de Mars !»
Tous ont dû réprimer leur enthousiasme : «Nous avons tout juste eu le droit de nous tenir par la main», a regretté Aurélie Giaiouras, la future épouse de Cyrille Fournier, qui, à peine à ses côtés, a dû s'éloigner de nouveau pour une visite médicale, la première d'une longue série d'examens qui va les retenir encore 17 jours à Moscou. «C'est un mélange de joie et de frustration, la joie de retrouver nos proches et le regret de voir cette expérience se terminer. On va passer la main. Ce sont d'autres qui tenteront les 520 jours», a expliqué le Français, en référence à la durée estimée nécessaire pour voyager vers la planète rouge, s'y poser un mois et en revenir.
Le succès de cette première expérience va d'ailleurs permettre aux agences spatiales russes et européennes de lancer dès l'année 2010 une simulation de 520 jours, prochaine étape vers un but encore très lointain : l'Agence spatiale européenne n'espère pas entreprendre un vrai voyage vers Mars avant 2030.


Publicité





MessagePosté le: Mer 15 Juil - 11:37 (2009)

PublicitéSupprimer les publicités ?
Montrer les messages depuis:   
  Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet medmatiq Index du Forum » Clubs medmatiq » Sciences et technologies     

    

  
 

Portail | Index | creer un forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation



Medmatiq © 2007
Forums amis : MedMar- carrefour-dentaire
skin developed by: John Olson
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com