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  Le magnétoencéphalographe (MEG)
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alizawa
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Inscrit le: 21 Déc 2008
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MessagePosté le: Mar 31 Mar - 13:08 (2009) Répondre en citant

Le magnétoencéphalographe (MEG)



Le magnétoencéphalographe, mieux connu sous le diminutif de MEG, a été développé à partir des années 1970, mais a véritablement connu son essor plus tardivement avec le développement des ordinateurs et d'algorithmes de calcul sophistiqués. Le MEG est donc une technologie non invasive relativement nouvelle. Comparé au confinement du tunnel des appareils de résonnance magnétique, la position assise que permettent certains MEG procure aussi des conditions d'expérimentation plus naturelles.

Le MEG permet de voir le cerveau en action en mesurant les très faibles champs magnétiques émanant de son activité électrique. Une loi physique universelle veut en effet que tout courant électrique génère autour de lui un champ magnétique. C'est ainsi que les mouvements ioniques responsables de l'activité électrochimique des neurones génèrent des champs magnétiques. Ceux-ci sont cependant excessivement faibles et le MEG ne peut détecter que la sommation des champs magnétiques produits par l'activité de dizaines de milliers de neurones qui sont de l'ordre de 50 à 1000 femtotesla (fT). Il s'agit d'un signal extrêmement faible, environ un milliard de fois plus faible que le champ magnétique terrestre !
D'où la question : comment le MEG détecte-t-il ces champs magnétiques infimes et les distingue-t-il des nombreuses interférences magnétiques ambiantes comme le champs magnétique terrestre, mais aussi ceux produits par les appareils électriques, les objets métalliques qui se déplacent, etc ? D'abord en étant situé dans une salle dont les parois ont des propriétés isolantes exceptionnelles en ce qui a trait aux champs magnétiques. Ensuite, en tirant parti de la réversibilité du phénomène : les champs magnétiques produits par le cerveau peuvent induire un faible courant électrique dans des spirales de fils électriques qui baignent dans l'hélium liquide. La très basse température de l'hélium liquide (-269 degrés Celsius) confère aux fils des propriétés de supraconducteurs qui éliminent la résistance aux courants électriques. Les courants ainsi générés peuvent ainsi se propager et être mesuré par ce que l'on appelle des SQUID (pour Superconducting Quantum Interference Devices, en anglais), des appareils de mesure extrêmement sensibles capable de détecter ces faibles courants.
Les magnétoencéphalographes peuvent avoir jusqu'à 300 points de mesure situés tout autour du cortex cérébral permettant d'enregistrer son activité en temps réel. Bien que l'électroencéphalographe (ou EEG) permette aussi de visualiser l'activité électrique corticale en temps réel grâce à des électrodes collées sur le cuir chevelu, celle-ci est toutefois déformé par son passage à travers les différents tissus traversés (méninges, os du crâne, peau, etc). Les champs magnétiques que mesure le MEG traversent pour leur part ces tissus sans aucune distorsion, ce qui permet d'en localiser avec plus de précision leur origine.
C'est ainsi que l'on obtient une discrimination spatiale de l'ordre de 2 millimètres et une résolution temporelle de l'ordre de la milliseconde. À titre de comparaison, la résolution temporelle de la tomographie par émission de positons (TEP) est de quelques dizaines de secondes, et bien que les données de l'imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf) puissent être collectées à des intervalles de 50 à 100 millisecondes, l'inertie intrinsèque au changements de débit dans les vaisseaux sanguins cérébraux limite sa résolution temporelle à quelques secondes.

Comme pour la TEP et l'IRMf, les données recueillies lors des protocoles de recherche avec le MEG peuvent être surimposées à des images de résonance magnétique (IRM), ce qui permet de localiser avec précision les régions corticales subissant des modifications d'activité lors d'une tâche particulière. Une telle combinaison reçoit l'appellation de MSI (pour Magnetic Source Imaging, en anglais). Quant à l'utilisation clinique du MEG, elle concerne surtout la détection de foyers épileptiques et les zones de cortex à épargner à cause de leur fonction essentielle lors de chirurgies.


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MessagePosté le: Mar 31 Mar - 13:08 (2009)

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Ben
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Inscrit le: 18 Aoû 2007
Messages: 7 763
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MessagePosté le: Mar 31 Mar - 19:22 (2009) Répondre en citant

Merci pour les sujets Ali  bravo .
C'était mieux de les joindre avec la source timide .


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 22:06 (2016)

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