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  Médecins étrangers: «On nous exploite et on nous jette»
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Ben
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MessagePosté le: Ven 6 Mar - 10:33 (2009) Répondre en citant

Médecins étrangers: «On nous exploite et on nous jette»

Les praticiens ayant un diplôme étranger dénoncent les difficultés rencontrées pour exercer en France. Le concours obligatoire pour obtenir l'équivalence de diplôme est «exagérément» sélectif.


MARIE PIQUEMAL


Mercredi 4 mars, devant le ministère de la Santé, une vingtaine de médecins manifestaient leur colère. (DR)


    Des parapluies et une poignée de pancartes. Ils sont une petite vingtaine ce mercredi après-midi à protester devant le ministère de la Santé. Tous sont médecins, ils ont obtenu leur diplôme à l’étranger et souhaitent exercer leur métier en France.

    «La loi de 2004 nous oblige à passer un concours en France pour obtenir l’équivalence. Sur le principe, on n’a rien contre, c’est tout à fait normal de vérifier nos connaissances, explique posément Rym, bientôt 30 ans et diplômée depuis cinq ans de la faculté de médecine d’Alger. «Sauf qu’en pratique, selon les spécialités, il y a très peu — voire aucune — place à l’issue du concours.» Deux exemples: 10 postes pour 200 candidats en médecine générale, cinq places pour les 300 gynécologues-obstétriciens inscrits.

    «Et aucun poste ouvert en réanimation depuis trois ans!», bondit une jeune femme, cachée derrière son parapluie rose. Elle est arrivée de Tunisie en 2005. Et depuis, elle travaille dans un service de réanimation d’un hôpital de la région parisienne. «Sur ma carte de séjour, il y a écrit “Etudiant”. Alors qu’en réalité, j’assume des responsabilités équivalentes à celles d’un chef de service!»
    Tous dénoncent «l’hypocrisie » du gouvernement. «Dans les hôpitaux, il y a une pénurie criante de personnel. Nous, on est là, volontaires, disposés à travailler et voilà comment on nous traite, dit Tigran 29 ans, de nationalité arménienne. Au mieux, on nous emploie deux ou trois ans avec un statut précaire, payé au Smic et du jour au lendemain, on nous met dehors. C’est rabaissant, humiliant, vexant… et tout ce que vous voudrez ».
    Des lettres de recommandation de ses chefs de service, ce jeune chirurgien en a plein les tiroirs. «Je donne tout, je travaille sans compter, j’enchaîne les gardes, la nuit et le week-end… Sans aucune perspective. C’est comme s’il y avait un plafond au-dessus de ma tête qui m’empêchait de progresser», raconte-t-il dans un français impéccable.
    «Ce n'est pas un problème de compétences»
    Pour Larisa, médecin généraliste d’origine serbe (naturalisée française par mariage), le plus rageant c’est de voir les Roumains et les Bulgares, qui hier étaient dans la même situation qu’elle, se retrouver du jour au lendemain totalement libre d’exercer en France. «Tout ça parce que leur pays est entré dans l’Union européenne! Tout d’un coup, comme par magie, ils sont devenus des médecins compétents… Cela prouve bien que tout cela est politique», lâche-t-elle, la déception perceptible dans la voix. A 36 ans, elle ne travaille pas, faute d'avoir réussi «le fameux concours». Et d’ironiser: «Je crois qu’il ne me reste plus qu’à divorcer pour repartir en Serbie et enfin exercer mon métier!»
    Il y aurait 10.000 médecins en France qui auraient un diplôme étranger, selon l'Intersyndicale des praticiens à diplôme hors UE (Inpadhue). Son président Talal Annani: «Certains ont travaillé dix ou quinze ans dans des hôpitaux français avant d'être enfin inscrits au conseil de l'ordre des médecins. Ce n'est pas acceptable. On demande aujourd'hui un assouplissement de la procédure d'autorisation d'exercice. Il faut plus de places au concours.»
    La gorge nouée, Madjid enfile une blouse blanche. Pas la sienne mais celle de sa femme, chirurgien ophtalmologiste et sans emploi. «Je suis là pour elle, pour qu’elle puisse enfin travailler. Treize ans d’études, trois ans d’expérience à l’hôpital d’Alger, tout ça pour rien. Quand elle s’est adressée à l’ANPE, lors de notre arrivée en France en 2006, on lui a répondu : passez votre bac. Et on verra ensuite, pour une formation d’aide-soignante… On se donne encore deux ans. Si la situation ne se débloque pas, on partira. »


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    MessagePosté le: Ven 6 Mar - 10:33 (2009)

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