Bienvenue cher visiteur
Veuillez vous inscrire ou vous connecter

  Nom d’utilisateur:   Mot de passe:   
Index  FAQ  Rechercher  Membres  Groupes  Profil  S’enregistrer
 Se connecter pour vérifier ses messages privés
  Démarche diagnostique devant une hypertension intracrânienne
Sauter vers:    
  Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet medmatiq Index du Forum » Médecine » 2èm cycle " 3 , 4 et 5 ème année " » Neurologie et Neuro-chirurgie
    
Auteur Message
HiBa
Diamond
Diamond

Hors ligne

Inscrit le: 25 Sep 2007
Messages: 1 045
Localisation: chez moi
Féminin Taureau (20avr-20mai)
Point(s): 67
Moyenne de points: 0,06
MessagePosté le: Mer 8 Oct - 14:19 (2008) Répondre en citant

Démarche diagnostique devant une hypertension intracrânienne




L ’hypertension intracrânienne (HIC) constitue un syndrome clinique non spécifique, dominé par les céphalées,
les vomissements et les troubles visuels, susceptible d’évoluer vers un tableau d’engagement cérébral,
annonciateur d’une évolution fatale imminente en l’absence de traitement. Il s’agit donc d’une urgence
médicochirurgicale dont la suspicion impose une hospitalisation immédiate en service spécialisé, après en avoir
débuté le traitement symptomatique.
Le scanner, complété parfois par l’imagerie par résonance magnétique (IRM), est l’examen de choix devant un tel
tableau, permettant une orientation étiologique et un traitement neurochirurgical spécifique.
A`terme, le pronostic est avant tout visuel, conditionné par la sévérité et la durée de l’oedème papillaire.


Comprendrne l'hypertension intracrânienne:

La pression intracrânienne (PIC) est une constante résultant de la somme des différents volumes (cerveau, sang, liquide céphalorachidien [LCR]) contenus dans un espace clos, inextensible (la boîte crânienne). Cette pression est normalement chez l’adulte inférieure à 10 à 15 mmHg. Toute augmentation de volume d’un des compartiments intracrâniens, provoque une augmentation de la PIC qui sera tout d’abord compensée par la diminution de volume des autres compartiments : chasse du LCR intracrânien vers les espaces sous-arachnoïdiens rachidiens ; diminution de volume du compartiment veineux. Ces mécanismes d’adaptation étant dépassés, toute nouvelle augmentation de volume se soldera par une augmentation importante de la PIC

La conséquence mécanique ou anatomique de l’HIC est le déplacement du cerveau et sa migration au travers des orifices ostéoduraux.
- Engagement de la circonvolution cingulaire sous la faux du cerveau, susceptible de comprimer les artères cérébrales antérieures.
- Engagement de la 5e circonvolution temporale, au travers du foramen de Pacchioni, entre le bord libre de la tente du cervelet et le pédoncule cérébral (engagement temporal ou transtentoriel), entraînant une compression du pédoncule, du nerf oculomoteur commun (III), et de l’artère cérébrale postérieure.
- Engagement des amygdales cérébelleuses dans le trou occipital avec compression du bulbe


Visiter le site web du posteur
Publicité





MessagePosté le: Mer 8 Oct - 14:19 (2008)

PublicitéSupprimer les publicités ?
HiBa
Diamond
Diamond

Hors ligne

Inscrit le: 25 Sep 2007
Messages: 1 045
Localisation: chez moi
Féminin Taureau (20avr-20mai)
Point(s): 67
Moyenne de points: 0,06
MessagePosté le: Mer 8 Oct - 15:16 (2008) Répondre en citant

Reconnaîtrne l'hypertension intracrânienne :

La traduction clinique de l’HIC peut être fruste, limitée à des céphalées pseudomigraineuses, ou mimer une affection abdominale quand les vomissements sont au premier plan. Chez l’enfant, une simple attitude guindée de la tête peut résumer la symptomatologie. La survenue brutale d’une décompensation par engagement cérébral, marquée par des troubles de la conscience, voire la mort subite, est dès ce stade une menace imminente justifiant l’urgence de la prise en charge.

1. Céphalées

D’abord intermittentes, elles surviennent préférentiellement en fin de nuit, réveillant le patient, ou le matin. Récentes, inhabituelles, intenses, résistantes aux antalgiques mineurs, elles doivent faire évoquer le diagnostic d’HIC, surtout si elles s’accompagnent de vomissements.

2. Vomissements

Typiquement matinaux, survenant aux paroxysmes des céphalées qu’ils peuvent soulager, ils sont décrits comme faciles, sans effort, en jet. Ils sont parfois isolés, en particulier chez l’enfant et peuvent alors orienter à tort vers une pathologie abdominale.

3. Troubles visuels

Il peut s’agir d’un simple flou visuel, ou d’une diplopie vraie par parésie du nerf moteur oculaire externe (VI - parésie de l’abduction), sans valeur localisatrice. L’HIC, transmise directement aux nerfs optiques, entraîne tout d’abord un flou visuel avec oedème papillaire au fond d’oeil, puis tardivement une baisse de l’acuité visuelle, enfin des éclipses visuelles, qui peuvent aboutir à la cécité
correspondant au fond d’oeil à une atrophie optique.

4. Troubles de la vigilance

Ralentissement psychomoteur, somnolence anormale, puis torpeur avec bâillements fréquents, pouvant aboutir au coma, ils marquent la phase de décompensation de l’HIC. Ils s’accompagnent de troubles neurovégétatifs regroupés dans la triade de Cushing : hypertension artérielle ou instabilité tensionnelle, bradycardie, troubles du rythme respiratoire (tachypnée, ou rythme de Cheyne-Stokes).

5. Engagements

Lors d’un engagement temporal ou amygdalien, peuvent s’observer des troubles du tonus musculaire, en particulier cervical, avec raideur et inclinaison latérale simulant un torticolis. Une attitude guindée de la tête peut résumer la symptomatologie chez le jeune enfant.
– L’engagement temporal se traduit en outre par une paralysie du nerf moteur oculaire commun (III) : optôsis, mydriase aréactive, paralysie de l’adduction, de l’élévation et de l’abaissement du globe oculaire. Il s’y associe une hémiplégie qui peut être homo- ou controlatérale à la mydriase par compression du pédoncule cérébral, directe ou controlatérale sur le bord libre de la tente.
– Enfin, dans l’engagement amygdalien, peuvent survenir en pleine conscience, des crises toniques postérieures, avec épisthotonos, attitude des membres en décérébration, annonçant l’imminence d’une décompensation fatale.


Visiter le site web du posteur
HiBa
Diamond
Diamond

Hors ligne

Inscrit le: 25 Sep 2007
Messages: 1 045
Localisation: chez moi
Féminin Taureau (20avr-20mai)
Point(s): 67
Moyenne de points: 0,06
MessagePosté le: Mer 8 Oct - 15:22 (2008) Répondre en citant

Trouver la cause de l'hypertension intracrânienne

La recherche de l’étiologie d’une HIC est urgente, dans la mesure où l’efficacité du traitement en dépend. L’examen de choix dans le contexte de l’urgence est le scanner, réalisé sans, puis avec injection de produit de contraste. Il permet dans la grande majorité des cas de préciser l’étiologie de l’HIC, d’en déterminer la ou les composantes (processus occupant l’espace, oedème, hydrocéphalie...),
et en oriente le traitement spécifique. Négatif, le scanner permet d’éliminer une urgence chirurgicale qui ne doit pas faire renoncer à d’autres explorations adaptées au contexte. Une ponction lombaire est alors réalisée pour mesurer la pression du LCR : une
pression supérieure à 20 cmH2O affirme l’HIC. L’absence d’oedème papillaire au fond d’oeil n’est jamais un argument suffisant pour autoriser la ponction lombaire.

1. Tumeurs intracrâniennes

L’HIC est un des modes de révélation des tumeurs intracrâniennes particulièrement quand celles-ci siègent en zone fonctionnellement muette ; elle peut aussi s’observer au cours de l’évolution de ces lésions lorsqu’elles atteignent un volume critique. Sa survenue est fonction des modalités évolutives de la tumeur, de l’existence d’un oedème péritumoral, et de la situation de la lésion par rapport aux voies d’écoulement du LCR. Ainsi, une tumeur maligne d’évolution rapide, avec un volumineux oedème périphérique, siégeant dans la fosse postérieure et obstruant le 4e ventricule, se manifestera volontiers par une HIC, subaiguë ou aiguë.

2.Processus infectieux intracrâniens

abcès cérébraux et empyèmes .Les abcès intracérébraux se comportent comme des tumeurs très évolutives et s’accompagnent d’une réaction oedémateuse importante, dans un contexte habituellement fébrile.

3. Hydrocéphalie

Secondaire à l’obstruction des voies d’écoulement du LCR par un processus expansif ou une malformation, le tableau réalisé est le plus souvent aigu. En revanche, les hydrocéphalies, dites communicantes entraînent rarement et tardivement une HIC.


Visiter le site web du posteur
HiBa
Diamond
Diamond

Hors ligne

Inscrit le: 25 Sep 2007
Messages: 1 045
Localisation: chez moi
Féminin Taureau (20avr-20mai)
Point(s): 67
Moyenne de points: 0,06
MessagePosté le: Jeu 9 Oct - 09:56 (2008) Répondre en citant

4. Accidents vasculaires cérébraux

Les hématomes intracrâniens spontanés ou par rupture d’une malformation vasculaire peuvent être responsables dans les premiers jours d’une HIC aiguë, qui engage alors le pronostic vital. Celle-ci est plus rarement observée dans les ramollissements artériels, à moins qu’il ne s’agisse d’un ramollissement sylvien massif, ou dans les ramollissements d’origine veineuse.
Les hémorragies méningées, les thrombophlébites cérébrales, l’encéphalopathie hypertensive s’accompagnent toujours d’un certain degré d’HIC.

5. Lésions traumatiques intracrâniennes

Les hématomes traumatiques intracrâniens, qu’ils soient extraduraux, sous-duraux ou intracérébraux, se comportent comme des processus occupant l’espace, et dès que leur volume atteint une masse critique, peuvent être responsables d’une HIC . En l’absence
d’hématome de volume important, les contusions cérébrales souvent mal visualisées sur le scanner réalisé dans les premières heures, peuvent être principalement impliquées dans la genèse de l’HIC traumatique.

6. HiC dite bénigne

La symptomatologie est limitée habituellement à des céphalées quotidiennes, mais risque de se compliquer de troubles visuels, avec oedème papillaire, baisse de l’acuité visuelle, voire cécité. Le diagnostic d’HIC bénigne est un diagnostic d’élimination : il suppose d’avoir éliminé en particulier une thrombophlébite cérébrale, primitive ou secondaire, à une autre pathologie intracrânienne, par la réalisation d’une IRM avec séquences angiographiques, voire d’une artériographie cérébrale. Une ponction lombaire est alors essentielle pour affirmer le diagnostic d’HIC. En cas de normalité de ces examens, une cause médicamenteuse doit être systématiquement recherchée (tétracyclines périmées, vitamine A, malléate de perheriline, corticoïdes...). En l’absence de cause décelable, ce tableau est plus souvent observé chez des femmes jeunes et obèses.


Visiter le site web du posteur
Contenu Sponsorisé





MessagePosté le: Aujourd’hui à 22:18 (2016)

Montrer les messages depuis:   
  Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet medmatiq Index du Forum » Médecine » 2èm cycle " 3 , 4 et 5 ème année " » Neurologie et Neuro-chirurgie
    

    

  
 

Portail | Index | creer un forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation



Medmatiq © 2007
Forums amis : MedMar- carrefour-dentaire
skin developed by: John Olson
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com