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  Le président pakistanais Pervez Musharraf annonce sa démission
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Ben
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MessagePosté le: Lun 18 Aoû - 11:28 (2008) Répondre en citant

Le président pakistanais Pervez Musharraf annonce sa démission
NOUVELOBS.COM | 18.08.2008 | 12:47
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"Je laisse mon avenir dans les mains du peuple" a déclaré le président pakistanais dans un discours télévisé à la nation. Le chef d'Etat se trouvait sous la menace d'une procédure de destitution lancée par la coalition gouvernementale pour des "violations graves" de la Constitution.

Le président Pervez Musharraf pendant son allocution (AP)

Le président pakistanais Pervez Musharraf a annoncé lundi 18 août sa démission après neuf ans au pouvoir. Il se trouvait sous la menace d'une procédure de destitution lancée par la coalition gouvernementale qui a juré de l'évincer du pouvoir pour "des violations graves" de la Constitution. Au sommet de son impopularité, l'ancien membre des commandos d'élite, arrivé à la tête de la seule puissance nucléaire militaire avérée du monde musulman en octobre 1999, à la faveur d'un putsch sans effusion de sang, a finalement cédé face à ses adversaires politiques, dans un contexte politique et religieux instable.

Bilan

"Après avoir considéré la situation et consulté divers conseillers en droit et alliés politiques, sur leurs conseils, j'ai décidé de démissionner", a déclaré le chef de l'Etat dans un discours télévisé à la nation. Pervez Musharraf avait pris le pouvoir le 12 octobre 1999 à l'issue d'un coup d'Etat militaire sans effusion de sang.
Au terme d'un discours dans lequel il a âprement défendu son bilan, il a lâché, la mine sombre : "Je laisse mon avenir dans les mains du peuple". Il a également accusé la coalition gouvernementale, l'ancienne opposition sortie vainqueur des législatives de février, de saper les fondements du Pakistan, seule puissance nucléaire militaire avérée du monde musulman.

Motion de la coalition

Les artisans de la coalition gouvernementale formée en mars, le veuf de Benazir Bhutto, Asif Ali Zardari, et l'ex-Premier ministre Nawaz Sharif, avaient annoncé le 7 août le lancement d'une procédure de destitution contre Pervez Musharraf. Le gouvernement avait annoncé dimanche qu'il déposerait la motion devant le Parlement en début de semaine.
Les dernières élections avaient été largement remportées d'abord par le parti de l'ex-Premier ministre Benazir Bhutto, assassinée fin décembre dans un attentat-suicide, puis par celui de l'ancien chef du gouvernement Nawaz Sharif, évincé du pouvoir le 12 octobre 1999 lors du putsch de son chef d'état-major, le général Musharraf.

Bras de fer

Depuis la formation du gouvernement de coalition en mars, un bras de fer s'était ouvertement engagé au sommet de l'Etat.
Les deux partis, alliés de circonstance contre Pervez Musharraf, lui reprochaient d'avoir évincé des magistrats qui s'apprêtaient à statuer sur sa réélection contestée en octobre 2007 et d'avoir instauré l'état d'urgence en novembre dernier.
A ces griefs s'ajoutaient des haines plus personnelles, essentiellement celle que lui voue Nawaz Sharif. La coalition pensait obtenir sans encombre la majorité des deux-tiers requise pour destituer Pervez Musharraf mais préférait qu'il démissionne pour éviter au pays un nouveau spectacle facteur de divisions.

Faibles soutiens

Pervez Musharraf avait pourtant déclaré peu avant : "Aucune accusation ne peut être retenue contre moi" et l'un de ses proches conseillers avait exclu une démission. Dimanche, le porte-parole du président pakistanais Rashid Qureshi avait encore réaffirmé avec force : "Que ce soit clair pour tout le monde, le président Musharraf ne va pas démissionner. Point".
Mais l'ancien allié préféré de Washington dans la guerre contre le terrorisme n'a pas franchement reçu un fort soutien en ces heures délicates.

Un "bon allié" des Etats-Unis

Dimanche, la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice a déclaré que Pervez Musharraf est "un bon allié" qui "a tenu parole" sur la fin de l'état d'urgence. Mais pour ce qui est de savoir s'il devrait démissionner, "c'est au Pakistan de la déterminer".
Elle avait par ailleurs estimé que la question d'accorder ou non l'asile politique à Pervez Musharraf, dans le cas où il serait destitué, n'était pas à l'ordre du jour.
"Il a pris conscience des sentiments des représentants élus, mais aussi de ceux de diverses institutions (...) qui lui ont toutes demandé de ne rien déstabiliser", avait expliqué avant la démission le ministre des Affaires étrangères, Shah Mehmood Qureshi.

Pakistanais dans les rues


A l'annonce de la démission, de nombreux Pakistanais sont descendus dans les rues des grandes villes du pays, en dansant et chantant des slogans hostiles à Pervez Musharraf.
Ce dernier part cependant au moment où le pays est en proie à une terrible crise économique et à une vague d'attentats islamistes sans précédent, qui a fait plus de 1.200 morts en un peu plus d'un an.
Le nouveau gouvernement, sous la pression intense de Washington, a lancé depuis un mois une importante offensive contre les talibans et Al-Qaïda dans les zones tribales du nord-ouest, où les Etats-Unis estiment que le réseau d'Oussama Ben Laden a reconstitué ses forces.

Approbation de l'Afghanistan

Réagissant à cette annonce, le gouvernement afghan a espéré lundi que la démission du président pakistanais contribuerait à renforcer la démocratie et la stabilité au Pakistan. Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Sultan Ahmad Baheen a déclaré que "l'Afghanistan soutient le principe d'un Pakistan stable et démocratique, fondé sur le règne de la loi".
Cette démission survient dans un moment de grande tension entre le Pakistan et l'Afghanistan. Kaboul a notamment accusé les services de renseignement pakistanais d'être impliqués dans une série d'attentats sanglants, en particulier celui visant l'ambassade d'Inde à Kaboul le 7 juillet qui avait fait plus de 60 morts.

Tensions

Les autorités afghanes accusent Islamabad de ne pas faire suffisamment d'efforts pour empêcher des talibans afghans et des combattants d'Al-Qaïda de pénétrer en Afghanistan.
Les zones tribales pakistanaises abritent plusieurs groupes fondamentalistes armés, dont certains ont engagé des négociations avec le nouveau gouvernement en place à Islamabad. Mais dans le même temps, ils ont promis de poursuivre le Jihad (la guerre sainte) en Afghanistan, ce qui exaspère Kaboul.
De son côté, le Pakistan estime que Kaboul et les forces internationales, incapables de vaincre les talibans en Afghanistan, sont à l'origine de leur repli en territoire pakistanais et des violences qui ensanglantent le Pakistan.
C'est avec l'aide des services de renseignements pakistanais que, dans les années 1990, les talibans s'étaient progressivement emparés du pouvoir en Afghanistan.




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MessagePosté le: Lun 18 Aoû - 11:28 (2008)

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