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  Mythologie grecque
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MessagePosté le: Sam 21 Juin - 23:10 (2008) Répondre en citant

J'ai créé ce topic pour parler de la mythologie grecque, une culture qui me fascine et que j'aime découvrir. Je voudrai partagé avec vous, en quelques postes, les résultats de mes recherches sur ce sujet.

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La mythologie grecque est l'ensemble des mythes provenant de la Grèce antique. Ces récits, familiers à tous les anciens Grecs, forment les fondements de leurs rites ainsi que de la représentation qu'ils se faisaient du monde, au moins jusqu'à Protagoras. Cette mythologie est aussi à l'origine, pour une grande part, de la mythologie romaine.

Dans la mythologie grecque, les dieux du panthéon polythéiste sont anthropomorphes et sont avant tout la personnification de forces qui gouvernent l'univers. Bien que certains d'entre eux semblent avoir un certain sens de la justice, ils peuvent se montrer mesquins et rancuniers comme Héra par exemple. La faveur des dieux est gagnée par des sacrifices et la piété, mais ceci ne garantit rien ; en effet,ils sont réputés pour leurs fréquents changements d'humeur ; leurs colères sont terribles et leurs amours peuvent être tout aussi dangereuses.

Le monde de la mythologie grecque est complexe : monstres, guerres, intrigues et dieux inquisiteurs y sont nombreux, il y a aussi plusieurs héros tel que Bellérophon ou Héraclès et les généalogies s'entrecroisent. Cette complexité étant probablement due à la multiplicité des influences : babyloniennes, minoennes, achéennes, autochtones… À partir de ces influences diverses se sont forgés une multitude de récits que l'on pourrait qualifier de "nationaux", propres à une cité (le cycle thébain pour Thèbes, le cycle héracliéen pour Sparte). Toute l'activité des auteurs mythologiques grecs, depuis les aèdes jusqu'au pseudo-Apollonios, consistant à synthétiser cette multiplicité.

Il est notable que les Anciens mêlaient les événements de leur mythologie à ceux de leur histoire. Ainsi, l'Iliade et l'Odyssée étaient considérées comme historiques. Le Grec Évhémère semble avoir été le premier à émettre l'hypothèse que les récits mythologiques sont des déformations de faits historiques réels. Les très nombreuses recherches archéologiques des XIXe et XXe siècles ont voulu conforter et affiner cette approche. Le très célèbre ouvrage de Robert Graves, les Mythes grecs, récapitule les éléments en faveur de cette hypothèse. La question de la continuité entre le temps des dieux et le temps des hommes, apparemment difficile à résoudre, semble pouvoir s'expliquer par des phénomènes de synthèse, de simplification et de symbolisation d'événements concrets (conquêtes, rituels,...). Les événements décrits dans les différentes théogonies se déroulent donc dans un temps apparemment parallèle à celui de l'humanité, dont les durées ne sont pas transposables.

À l'époque « historique », une attitude vis à vis des récits mythologiques pourrait avoir été une interprétation littérale et non-critique des textes (tout au moins certains personnages publics étaient condamnés pour impiété). Cette approche est parfois comparée à la façon dont, par exemple, certains chrétiens créationnistes d'aujourd'hui interprètent littéralement la Bible comme un récit historique. Il semble que les Grecs se considéraient eux-mêmes descendants de héros mythiques, tendance qui se serait accrue avec l'évhémérisme.

Le théâtre grec, avec Eschyle, Sophocle et Euripide, montre la façon dont les hommes conçoivent l'action des dieux dans leur monde. Dans l'œuvre d'Eschyle, le concept d'ananké préside ce qui peut être conçu comme un équivalent du destin dont serait absent le concept de déterminisme.

En plus de son utilisation constante dans les arts et les sciences humaines (comme la psychanalyse et son complexe d'Œdipe), la mythologie grecque fournit des récits très riches sur lesquels sont basés la plupart des problématiques et des thèmes de la littérature occidentale, que l'on peut encore apprécier aujourd'hui.

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MessagePosté le: Sam 21 Juin - 23:10 (2008)

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MessagePosté le: Dim 22 Juin - 13:20 (2008) Répondre en citant

merci era, mais parle nous un peu de ton epoux (zeus), d'hercule, hades, arés, artemis, aphrodites, adonis,cupidon, les nymphes, parle nous du trident de poseidon, parle moi des meduses.wawwww, c'est fou ce ke le polytheisme peu suscité comme imagination.merci khti era, mais, on veut plus, des article, je jubille à l'instant même ou je fé ce poste

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MessagePosté le: Dim 22 Juin - 13:33 (2008) Répondre en citant

Aphrodite, déesse de l'amour (assimilée à Vénus dans la mythologie latine)
Fille de Zeus ou de Cronos, Aphrodite, déesse de l'amour, inspira la passion amoureuse aux mortels comme aux dieux. Sans doute à l'origine une divinité orgiaque de la fertilité venue du Proche-Orient, elle est devenue, en abordant les îles grecques, la douce déesse de l'amour et des plaisirs.

Le doux visage d'Aphrodite par Botticelli, La Naissance de Vénus, détail

La Naissance d'Aphrodite
La version a plus captivante de la naisance d'Aphrodite nous vient de la Théogonie d'Hésiode.
Lorsque Cronos, armé par sa mère Gaïa-la-Terre de la faucille de fer, castra son père, des gouttes de sang tombèrent sur le ventre de sa mère la Terre et les trois déesses de la vengeance, les Erynnies, naquirent de ce sang. Puis il lança au loin le sexe de son père qui retomba au milieu de la mer (certains parlent du cap Drepanon au nord-ouest de la Sicile, au pied du mont Eryx). Les vagues entourèrent le sexe du dieu et l'écume se mêla à la semence. Il en naquit Aphrodite, la blonde déesse, "à la belle couronne", comme la qualifie Homère. Le nom d'Aphrodite signifie "née de l'écume de la mer".
Emportée par Zéphyr, elle toucha l'île de Cythère, dont le nom, de nos jours encore, évoque les plaisirs, puis gagna l'île de Chypre. Sous ses pieds, l'herbe grandissait. Elle était accompagnée de l'Amour et du Désir. Du nom des deux îles qu'elle aborda, on l'appelle parfois Cythérée ou Cyprogénie.
Voici comment Hésiode la dépeint :
"Saturne mutila de nouveau avec l'acier le membre qu'il avait coupé déjà et le lança du rivage dans les vagues agitées de Pontus : la mer le soutint longtemps, et de ce débris d'un corps immortel jaillit une blanche écume d'où naquit une jeune fille qui fut d'abord portée vers la divine Cythère et de là parvint jusqu'à Chypre entourée de flots. Bientôt, déesse ravissante de beauté, elle s'élança sur la rive, et le gazon fleurit sous ses pieds délicats. Les dieux et les hommes appellent cette divinité à la belle couronne Aphrodite, parce qu'elle fut nourrie de l'écume des mers ; Cythérée, parce qu'elle aborda Cythère, Cyprigénie, parce qu'elle naquit dans Chypre entourée de flots et Philomédée, parce que c'est d'un organe générateur qu'elle reçut la vie. Accompagnée de l'Amour et du beau Désir, le même jour de sa naissance, elle se rendit à la céleste assemblée. Dès l'origine, jouissant des honneurs divins, elle obtint du sort l'emploi de présider, parmi les hommes et les dieux immortels, aux entretiens des jeunes vierges, aux tendres sourires, aux innocents artifices, aux doux plaisirs, aux caresses de l'amour et de la volupté."

La sensualité mélancolique de Watteau, l'Embarquement pour Cythère, détail

Selon Homère, Aphrodite est fille de Zeus. Il lui donne pour mère Dioné, qui est pour certains, est une océanide, fille d'Océanos et de Thétys, et, pour d'autres, une titanide, fille de Gaïa et d'Ouranos (voir les pages Cosmogonie). Le nom de Dioné signifie "la déesse". Ainsi, l'honneur du dieu des dieux était sauf : la puissante Aphrodite, qui inspirait aux hommes et aux divinités la passion sexuelle, se trouvait ainsi "vassale" de Zeus par sa filiation.
Seules trois déesses ne succombèrent jamais aux enchantements d'Aphrodite : Athéna, Artémis et Hestia qui, jamais, ne s'unirent à aucun dieu ni à aucun mortel.
Cette double origine d'Aphrodite inspira à Socrate (à travers la plume de Platon, dans le Banquet) l'idée qu'il y eût deux Aphrodite, l'Aphrodite Ouranienne, fille du ciel et déesse de l'amour pur, et l'Aphrodite populaire, celle qui inspire le désir. Quoi qu'il en soit de sa naissance, c'est plutôt à l'Aphrodite populaire que se rapportent les légendes qui la mettent en scène.
Parmi les textes les plus anciens qui se rapportent à Aphrodite, nous ne pouvions résister à cet hymne composé par la poétesse Sappho qui fut, plus que tout et toute autre, inspirée par la déesse :
"Immortelle Aphrodite au trône brillant, fille de Zeus, noueuse de ruses, je t'en prie, ne brise pas mon âme sous l'angoisse et la douleur. Mais viens à ma prière, si jamais tu as entendu ma voix au loin, et écoute, et quitte le palais d'or de ton père sur ton char attelé. Qu'une nuée de charmants moineaux t'amènent, agitant leurs ailes rapides autour de la terre sombre, depuis le paradis jusqu'au milieu du ciel. Ils sont tôt arrivés et toi, bénie, souriant à la manière des immortels, tu me demandes ce qui s'est abattu sur moi et pourquoi je t'appelle et ce que, dans mon coeur affolé, je désire le plus voir. "Quelle beauté veux-tu maintenant conduire à t'aimer ? Qui te tourmentes, Sappho ? Même si maintenant elle fuit, elle te suivra bientôt, et si elle rejette les cadeaux que tu lui offres, et si elle ne t'aime pas, elle t'aimeras bientôt, quand bien même elle hésite". Viens, je t'en prie, dès maintenant, et soulage moi de ces cruels soucis. Et que tout ce que mon coeur désire voir accompli soit accompli par toi, et soit mon alliée."

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MessagePosté le: Dim 22 Juin - 13:41 (2008) Répondre en citant

Athéna, déesse de la Sagesse

Les origines d'Athéna
Athéna est née au bord du lac Tritonis, lac du dieu Triton.
Autrefois, un grand lac salé occupait une grande partie de ce que l'on appelle aujourd'hui la Tunisie. Ilse jetait dans la Mediterranée au niveau du Golfe de Gabès. De ce lac légendaire, que les Grecs nommaient lac Tritonis en l'honneur du dieu Triton qui le gouvernait, il ne reste qu'une vaste étendue de sel au milieu du sable, le Chott-el-Jerid, dans la région de Gafsa et de Tozeur.
La côte nord-ouest de l'Afrique se nommait la Lybie et il semble qu'une importante communauté lybienne se soit installée en Grèce dans un lointain passé.
Triton était un dieu marin, tels Pontos, Nérée, Thaumas et Phorcys, dont beaucoup font partie de la descendance "monstrueuse" de Gaïa et sont liés aux époques "barbares", avant la prise de pouvoir par Zeus, ce qui signifie que ces divinités sont très anciennes. Triton, lui, passe pour être un enfant de Poséidon, frère de Zeus, et d'Amphitrite, comme le dit Hésiode. Pourtant, il paraît certain que ces divinités marines furent, à l'origine, les divinités tutélaires des diverses tribus qui vivaient autour ou au coeur - les îles - de la Mediterranée.
Les légendes les plus courantes font d'Athéna la fille de Zeus. Cependant, cette interprétation, comme on le verra, est tardive et pose des problèmes de chronologie. Mais elle est bien commode, car elle établit un lien puissant de vassalité entre la digne et sage déesse et son "supérieur" Zeus, souvent bien moins sage et bien moins digne.
D'autres légendes font d'Athéna la fille d'un certain Pallas, un géant ailé au corps de bouc, qu'elle massacra alors qu'il tentait d'abuser d'elle. Elle lui arracha la peau, s'en fit une égide et accola son nom au sien, devenant Pallas Athéna.
Mais, selon d'autres légendes, Pallas était la fille de Triton (ce qui serait appuyé par l'épithète de "Tritogénie" dont on qualifie Athéna), et certains font de Pallas et d'Athéna une seule et même déesse, mais d'autres font de Pallas la compagne de jeux d'Athéna que celle-ci tua accidentellement. On attribue à Triton une autre fille, Tritéia, qui fut une prêtresse d'Athéna.
Des légendes peu claires relient également Athéna à la Phtiotide, région de la Grèce antique située au fond de l'actuel golfe de Lamia et qui était la région de Phthie, dont Pélée deviendra le roi. Ces légendes font d'Athéna la fille du roi Itonos, et elle tua sa soeur Iodama en lui montrant la tête de la Gorgone. Mais, selon d'autres légendes, Athéna n'était pas la fille d'Itonos et Iodama était une prêtresse d'Athéna (et fille d'Itonos).
Pour reprendre les réflexions de Robert Graves, il semblerait donc que ces légendes anciennes témoignent d'une passation de pouvoir (a priori pacifique) du "père" Tritonis vers sa "fille" Athéna (ou Neith...), et que l'on soit passé, à une époque reculée, du patriarcat au matriarcat. Des traditions encore vivaces en Afrique du Nord le confirmeraient.

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MessagePosté le: Dim 22 Juin - 21:46 (2008) Répondre en citant

Ophion et Eurynomé
Les noms d'Ophion (qui signifie "serpent" ou "dragon") et Eurynomé, en tant que maîtres du cosmos, sont apparus dans les textes au cour du IIIe siècle avant JC.
Apollonios de Rhodes, au IIIe siècle avant JC, écrit, dans ses Argonautiques, le long texte qu'il consacra aux voyages de Jason et de ses compagnons de route sur le navire Argo :
"Il [Orphée] chantait encore comment Ophion et Eurynomé, fille de l'Océan, régnèrent sur l'Olympe, jusqu'à ce qu'ils en furent chassés et précipités dans les flots de l'Océan par Saturne et Rhéa, qui donnèrent des lois aux heureux Titans. Jupiter était alors enfant ; ses pensées étaient celles d'un enfant. Il habitait dans un antre du mont Dicté, et les Cyclopes n'avaient point encore armé ses mains de la foudre, instrument de la gloire du souverain des dieux."
Ophion, dont le nom signifie à la fois "serpent" et "dragon", reste très mystérieux, bien que sa place dans la cosmogonie ait été primordiale. On n'en retrouve mention que dans très peu de textes:
- le poète du IIIe siècle avant JC (comme Apollonios de Rhodes), Callimaque, parle du "Soleil (Hélios) qui brille sur les descendants d'Ophion",
- le poète et dramaturge Lycophron (également du IIIe siècle), dans son poème Alexandra (autre nom de Cassandre, la devineresse qui prédit la fin de Troie), évoque "Zeus assis sur le trône d'Ophion" et la mère de Zeus, Rhéa, "habile à la lutte, a rejeté dans le Tartare l'ancienne reine, Eurynomé".
Beaucoup plus tard, aux VIe-Ve siècle après JC, l'auteur byzantin Nonnus, dans la Dyonisiaque, évoque encore le couple formé par Eurynomé et Ophion, qualifiant celui-ci de "seigneur suprême".
Pour Hésiode, Eurynomé serait une Océanide, et fut un temps l'épouse de Zeus qui lui donna les 3 Grâces, mais cela semble contredire cette légende.
Face à l'énigme de cette légende apparue brusquement dans les textes, certains mythographes ont voulu rapprocher Ophion et Eurynomé des mystères orphiques. Mais, nous quittons la mythologie pour rejoindre l'ésotérisme religieux.
 

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MessagePosté le: Dim 22 Juin - 23:28 (2008) Répondre en citant

Les personnages de la mythologie grecque

Dieux

Première génération

Au début il y avait le Chaos, qui engendra :

* Éros, l'amour
* Thanatos, la mort
* Héméra (ou Héméré), la Lumière terrestre
* Nyx, la nuit
* Érèbe, les Ténèbres
* Éther, la Lumière des astres
* Gaïa (ou Gaia, Gaya, Gaiya, Gæa ou Gè), la Terre, qui engendra :
o Ouranos, le ciel étoilé
o Ouréa, les Montagnes
o Pontos, les flots
o Les nymphes, les forces vives de la nature
o La Mer inféconde.

Titans

* De l'union de Gaïa et Ouranos naquirent :
o les douze Titans : six Titans (Coéos (ou Polos), Crios, Japet, Hypérion, Océan, père des fleuves, Cronos) et six Titanides (Phœbé, Thémis, Mnémosyne, Théia (ou Théa, Éthra, Euryphaessa ou encore Basilée), Rhéa (ou Rhéia ou encore Rhée), Thétys) ;
o les trois Cyclopes (Brontès, Stéropès, Argès) à l’œil unique ;
o les trois Hécatonchires (ou Centimanes) : Cottos, Gyès (ou Gygès) et Briarée (ou Égéon), créatures aux Cent Bras.

Ouranos détestait sa progéniture, il les envoya donc dans le Tartare, les profondeurs de la Terre. Gaïa, ne supportant pas le traitement infligé à ses enfants, complota avec ses enfants les Titans une revanche : les Titans maîtrisèrent Ouranos pendant que le plus jeune d'entre eux, Cronos lui sectionna les testicules avec une serpe. Du sperme qui s'en échappa et qui coula sur Gaïa, elle engendra :

* les Érinyes ou encore Euménides : (Tisiphone, Mégère et Alecto) Déesses de la vengeance ;
* les Géants (Agasthène, Agrios, Alcyonée, Alpos, Aristée, Astraéos, Chtonios, Clytios, Coéos, Damysos, Égéon, Emphytos, Encelade, Éphialtès (ou Éphialte), Euboéos, Euphorbe, Euryale, Eurymédon, Eurytos, Gration, Hippolyte, Hoplodamos, Hyperbios, Japet, Léon, Mélissée, Mimas, Mimon, Molios, Mylinos, Olympos, Otos, Ouranion, Pallas, Pancratès, Pélorée, Phœtios, Polybotès, Porphyrion, Rhœcos, Sycée, Théodamas, Théomisès, Thoas et Typhée)
* les Méliades (ou Mélies ou encore nymphes méliennes), Nymphes des frênes.

Selon Hésiode, Aphrodite (déesse de la beauté et de l'amour) serait née de cet événement, elle serait issu du mélange du sperme à l'écume de mer. Selon Homère, elle serait plutôt née de l'union de Zeus et de Dioné.

Dès lors, Cronos régna à la place d'Ouranos, et épousa sa sœur Rhéa avec qui il eut comme enfants :

Première génération des dieux olympiens

* Hestia, déesse du foyer (restée vierge en dépit des avances de Poséidon et d'Apollon)
* Déméter, déesse des moissons
* Héra, déesse du mariage, et de la végétation (épouse légitime de Zeus)
* Hadès, dieu des enfers et des morts
* Poséidon, dieu de la mer et des fleuves
* Zeus, roi des dieux, maître du ciel et de la foudre

Cronos, ayant été informé par son père Ouranos d'une terrible prédiction lui annonçant qu'un jour un de ses enfants le détrônerai, les avala dès leur naissance. Grâce à sa mère Rhéa, Zeus, le dernier des enfants échappa à ce sort, sa mère l'ayant substitué par une pierre.

À l'âge adulte, Zeus libéra ses frères et sœurs du haut de l'Olympe, et engagea avec eux une lutte contre Cronos et les Titans, la guerre des Titans qui dura dix ans jusqu'à la victoire finale des Olympiens , aidés par les Cyclopes et les Hécatonchires. Zeus emprisonna les Titans dans le Tartare.

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MessagePosté le: Dim 22 Juin - 23:30 (2008) Répondre en citant

Deuxième génération des dieux olympiens

* De l'union de Zeus et sa première épouse Métis (une Océanide, déesse de l'ingéniosité) naquit :
o Athéna, déesse de la guerre , de la sagesse et de la ruse (en naissant elle sortit de la tête de son père)
* De l'union entre Zeus et Héra naquirent :
o Héphaïstos (selon certaines traditions, il aurait été engendré par Héra seule pour se venger des infidélités de Zeus), dieu de la forge, marié à Aphrodite
o Arès, dieu de la Guerre
o Hébé, Déesse de la jeunesse
* De l'union de Zeus et Déméter naquit :
o Perséphone, reine du royaume des Ombres. Elle fut enlevée par Hadès au royaume des enfers. Déméter, désespérée, se retira dans la solitude et avec elle disparut la fertilité de la terre. Zeus envoya Hermès, le messager des dieux, aux Enfers pour convaincre Hadès de libérer Perséphone. Il accepta à la condition qu'elle mange un fruit qui la contraindrait à vivre aux Enfers un tiers de l'année. Pendant ce tiers de l'année, Déméter se retire et la terre ne produit rien, il s'agit de l'hiver.
* De l'union de Zeus et de Maïa (l'une des Pléïades, fille du Titan Atlas et de l'Océanide Pléioné, fille des Titans Océan et Thétys. Maïa symbolise la croissance) naquit :
o Hermès, dieu de la richesse, du commerce, de la chance, il est aussi le messager des dieux
* De l'union de Zeus et Thémis (l'une des Titanides, déesse de la justice) naquit :
o Les Heures :
+ Eunomie, le Bon Ordre
+ Dicé, la Justice
+ Irène, la Paix
o Les Moires : Clotho, Lachésis, Atropos. La première tisse le fil, c'est la naissance, la deuxième déroule et mesure le fil, ce sont les jours de la vie, la troisième coupe le fil, c'est la mort.
* De l'union de Zeus et Leto (Fille des Titans Coéos et Phœbé) naquirent :
o les jumeaux, Apollon (Dieu de la médecine, et de la beauté masculine. Il est le grand-père d'Hygie, déesse de la santé) et Artémis (Déesse de la chasse, des vierges, de la nuit)
* De l'union de Zeus et Mnémosyne (une Titanide, la déesse de la mémoire) naquirent :
o Les 9 Muses :
+ Clio, Muse de l'histoire
+ Melpomène, Muse de la tragédie
+ Thalie, Muse de la comédie
+ Euterpe, Muse de la musique
+ Terpsichore, Muse de la danse
+ Érato, Muse de la poésie pastorale, élégie
+ Calliope, Muse de l'éloquence
+ Uranie, Muse de l'astronomie
+ Polymnie, Muse de la poésie lyrique
* De l'union de Zeus et Eurynomé (Nymphe marine, fille d'Océan) naquirent:
o les trois Charites :
+ Euphrosyne, la Joie de l'âme
+ Thalie, la Verdoyante
+ Aglaé, la Brillante

Zeus eut également des enfants avec des mortelles :

* De l'union de Zeus et Sémélé (fille de Cadmos, fondateur de Thèbes) naquit :
o Dionysos, dieu des jonctions des opposés et des ambiguïtés (mort-vie, homme-femme, vin et ses excès, dieu de la traversée de la ténèbre hivernale, de l'hiver, de la fête des morts et de son dépassement par la conquête de l'immortalité). Sa mère ayant voulu contempler Zeus au grand jour, elle fut foudroyée. Pour sauver son fils, Zeus le mit à l'intérieur de sa cuisse les mois manquant à l'enfant pour naître à terme. Il est le seul dieu à avoir une mère mortelle. Zeus s'est déguisé en mortel pour séduire Sémélé.

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MessagePosté le: Dim 22 Juin - 23:34 (2008) Répondre en citant

Les Demi-dieux, enfants de Zeus et de mortelles

Zeus eut également des enfants avec des mortelles :

De l'union de Zeus et Sémélé (fille de Cadmos, fondateur de Thèbes) naquit : Dionysos, dieu des jonctions des opposés et des ambiguïtés (mort-vie, homme-femme, vin et ses excès, dieu de la traversée de la ténèbre hivernale, de l'hiver, de la fête des morts et de son dépassement par la conquête de l'immortalité). Sa mère ayant voulu contempler Zeus au grand jour, elle fut foudroyée. Pour sauver son fils, Zeus le mit à l'intérieur de sa cuisse les mois manquant à l'enfant pour naître à terme. Il est le seul dieu à avoir une mère mortelle. Zeus s'est déguisé en mortel pour séduire Sémélé.

* De l'union de Zeus et Io (fille d'Inachus, premier roi d'Argos) naquit :
o Epaphos, souverain d'Égypte et d'Afrique
* De l'union de Zeus et Antiope (une princesse thébaine) naquirent:
o Zéthus
o Amphion

Ils régnèrent tous les deux sur Thèbes. Ce sont eux qui firent construire les remparts de la ville. Zeus se transforma en satyre pour séduire Antiope.

* De l'union de Zeus et Léda (femme du roi de Sparte Tyndare) :

Elle eut quatre enfants les Dioscures renfermés dans deux œufs. De l'un sortirent Pollux et Hélène et de l'autre Castor et Clytemnestre qui eux étaient les enfants du roi de Sparte Tyndare.

* De l'union de Zeus et Alcmène (l'épouse du roi de Tirynthe, Amphitryon) naquît:
o Héraclès ou Hercule
* De l'union de Zeus et Danaé (fille du roi d'Argos, Acrisius) naquit:
o Persée

Zeus se transforma en pluie d'or pour la séduire.

* De l'union de Zeus et Europe (une princesse phénicienne) naquirent :
o Minos
o Rhadamante
o Sarpédon

Zeus se changea en taureau blanc pour l'enlever.

* De l'union d'Hermès et Aphrodite naquit :
o Hermaphrodite, symbole de l'ambivalence sexuelle (masculin/féminin)
* De l'union d'Hermès et Timbris naquît:
* Pan, dieu des bergers, de la fécondité et de la puissance sexuelle
* De l'union de Dionysos et Aphrodite naquirent :
o Hyménée, déesse de l'union conjugale
o Priape, dieu de la virilité

Héros et demi-dieux

Tout au moins chez Hésiode, le terme de héros désigne une race différente de celle des mortels et des dieux.

Par la suite, on a nommé ainsi les demi-dieux ou les mortels honorés après leur mort, dont le destin est extraordinaire (par la naissance, le courage, les qualités). Ainsi, Tantale, Œdipe ou Cécrops sont des héros, au même titre qu'Héraclès, Achille ou Persée. Leur comportement les mène souvent à l’hybris et leur mort est la plupart du temps violente. Les héros sont souvent des fondateurs : Thésée est celui du synœcisme d'Athènes, Orphée des rites orphiques, Pélops donne son nom au Péloponnèse.

Par extension, tout personnage ayant connu un destin digne d'être raconté est nommé héros, comme les chefs militaires de l'Iliade ou les héros éponymes d'Athènes, même si leur origine divine est lointaine.

Les demis-dieux sont très souvent les fils de Zeus (comme Héraclès, appelé Hercule dans la mythologie Romaine) avec les mortelles, qu'il approcha sous des formes variées, comme pour la mère de Persée, Danaé, il se transforma en une pluie d'or pour entrer à l'intérieur de la tour où la jeune femme était emprisonnée (un piège pour Iphigénie).

A suivre

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MessagePosté le: Lun 23 Juin - 20:05 (2008) Répondre en citant

c'est une bonne idée les filles de parler apropos de la mythologie grecce et aussi romaine !!! bravo c'est intéressant !!
Continuez !! bravo bravo

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MessagePosté le: Lun 23 Juin - 21:25 (2008) Répondre en citant

chapeau les filles, pliz, vous pouvez nous concocter l'histoire d'oeudipe et aussi l'histoire du myth de zenon

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ci vi pacem , para belum


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Zeus

Zeus (en grec ancien Ζεύς / Zeús, de la racine indo-européenne *dyēus, dieu du ciel) est le roi des dieux dans la mythologie grecque. Il règne sur le Ciel et a pour symbole l'aigle et le[2] foudre. Fils de Cronos et de Rhéa, il est marié à sa sœur Héra. Il est le père de plusieurs dieux et de très nombreux héros.

Zeus est apparenté à Jupiter dans la mythologie romaine. On retrouve également des divinités semblables dans d'autres panthéons : Taranis chez les Gaulois, Thor et Odin chez les Scandinaves ou encore Dyaus Pitar et Varuna chez les hindous.


L'une des premières représentations de Zeus trônant, coupe laconienne du Peintre de Naucratis, v. 560 av. J.-C., musée du Louvre (E 668)

Enfance

La naissance de ce fils de Titans frère et sœur apporte une première légende pré-olympienne. En effet, craignant de se faire détrôner par un de ses enfants, Cronos, dès leur naissance, les dévorait. Rhéa, affligée, décida de sauver son sixième enfant, Zeus, en offrant pour repas à son mari une grosse pierre à la place du nourrisson.

Elle fit élever ce dernier en cachette par les nymphes Ida et Adrastée, à Lyctos, en Crète, où il fut nourri par le lait de la chèvre Amalthée (dont une des cornes deviendra la corne d'abondance). Afin que Cronos n'entende pas les cris du nouveau né, sa mère avait placé aux alentours du repaire certains de ses enfants, les Curètes, guerriers en armes très bruyants. Devenu grand, il ouvrit le ventre de son père pour libérer ses frères et soeurs.

Le mythographe Antoninus Liberalis rapporte dans ses Métamorphoses une version différente de la légende, reprise de Boïos : Rhéa met au monde Zeus dans une grotte créteine. Là, l'enfant est nourri par des abeilles. Quatre indigènes s'aventurent un jour dans la grotte pour y prélever du miel, et aperçoivent le jeune dieu. Courroucé, celui-ci menace de les foudroyer, mais en est retenu par Thémis et les Moires, car il est « interdit de mourir en cet endroit sacré ». Zeus les transforme alors en pigeon, porteurs de présages. Le reste de la légende est perdu. Peu d'indices permettent de rattacher ce passage avec la version hésiodique.

Selon Homère, cependant, Zeus est l'aîné des enfants de Cronos, et en tire son pouvoir. Ainsi, Poséidon lui cède pendant la guerre de Troie, car « ils ont tous deux même origine et même parentage ; mais Zeus est son aîné et en sait plus que lui » (L'Iliade, XIII, 354–355). Chez Homère, il a pour parèdre l'Océanide Dioné, qui lui reste associée dans le sanctuaire oraculaire de Dodone.


Amours

Zeus est célèbre pour ses innombrables aventures avec des mortel(le)s, des déesses et des nymphes : Danaé, Alcmène, Sémélé, Léto, Europe, Ganymède, etc. Il est le père de nombreux dieux : Arès, Athéna, Dionysos, Hermès, Apollon, Aphrodite et Artémis ; de nombreux héros : Héraclès, Persée, Castor et Pollux, etc.

Ces nombreuses infidélités de Zeus à sa troisième femme, Héra, – après Métis et Thémis –, sont la cause de fréquentes disputes entre les divins époux. De plus, la déesse se montrant d'un caractère très vindicatif, elle poursuivait souvent de sa vengeance les maîtresses (Io, Léto, etc.) ou même les enfants (Héraclès) de son mari.


Souveraineté

Comme l'atteste son nom, dérivé de la racine indo-européenne *dei- signifiant « briller »[1], Zeus reçoit en partage la souveraineté sur le monde terrestre et les airs. Surnommé Κεραυνός / Kéraunos (« la foudre »), il est armé du foudre, qui a été fabriqué pour lui par les Cyclopes, ses oncles. Le foudre possède trois éclairs : le premier pour avertir, le deuxième pour punir et le troisième, pour la fin des temps, afin de détruire le monde.

Mais Zeus est également le maître des phénomènes naturels : tonnerre, trombe d'eau, nuées, etc. Les météorites lui sont consacrées. Dans son épiclèse de Μαιμάκτης / Maimáktês, il écarte la tempête. C'est également lui qui, selon les Travaux et les Jours (v. 415), fait pleuvoir sur la terre : ainsi, les Grecs appellent « eau de Zeus » (τὸ ἐν Διὸς ὕδωρ) l'« eau du ciel » des Français.

Lié aux phénomènes naturels, il est logiquement associé aux cultures et aux cycles agricoles. Hésiode conseille ainsi d'invoquer Zeus Infernal et Déméter, au moment de labourer, afin que la terre soit fertile (ibid., v. 465). Sous l'épiclèse de Κτήσιος / Ktếsios, il protège le garde-manger et a comme attributs la corne d'abondance et le serpent domestique.

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Voilà, pour toi imanem

Œdipe

Dans la mythologie grecque, Œdipe (en grec ancien Οἰδίπους / Oidípous) est un roi légendaire de Thèbes, fils de Laïos et de Jocaste. Riche et tragique, sa légende a largement inspiré les arts, mais aussi la psychanalyse.

Le mythe d'Œdipe

Fils de Laïos, du roi de Thèbes, Œdipe a été condamné par l'oracle à tuer son père et épouser sa mère. Le sachant, son père l'abandonne à la naissance et il est recueilli par le roi de Corinthe. Plus tard, il apprend l'oracle à Delphes et fuit ceux qu'il croit être ses parents. Au hasard des chemins, comme l'oracle l'avait prédit, il tue un inconnu rencontré à un carrefour : son père Laïos. Arrivé à Thèbes, il résout avec succès une énigme du Sphinx qui dévorait tous ceux qui ne savaient pas répondre aux énigmes qu'il posait. En voyant Œdipe le sphinx lui demanda " quel était l'animal à quatre pattes le matin, à deux à midi et à trois le soir ? ". Œdipe répondit aussitôt " l'homme " qui petit enfant marchait à quatre pattes, adulte sur ses deux jambes et vieillard en s'appuyant sur une canne. Vaincu, le sphinx se précipita d'une falaise et mourut. En récompense, Œdipe épouse la veuve reine de Thèbes qui, sans qu'il le sache, est en fait Jocaste, sa mère. Il prend ainsi la place de son père et devient roi de Thèbes. Il eut deux fils et deux filles. Plus tard, Thèbes étant ravagée par la peste, les oracles sont consultés pour connaître l'origine du mal. Les oracles révèlent que la maladie est une punition divine: le secret de la naissance d'Œdipe fut connu et le fait qu'il ait épousé sa Mère fit scandale et il fut destitué. Il partit en exil, se mit sous la protection de Thésée en Attique où il mourut. Ses fils se disputant le trône d'Œdipe, celui-ci avant de mourir leur lança la malédiction qu'ils se tueraient l'un l'autre.

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MessagePosté le: Lun 23 Juin - 21:59 (2008) Répondre en citant

Héra

Dans la mythologie grecque, Héra ou Héré (en grec ancien (Attique) Ἧρα / Hêra ou en ionien Ἧρη / Hêrê), fille des Titans Cronos et Rhéa, est la femme et la sœur de Zeus. Elle est la protectrice par excellence de la femme et la déesse du mariage légitime, gardienne de la fécondité du couple et des femmes en couches. Elle est très jalouse des infidélités de son mari Zeus.

Elle correspond à Junon dans la mythologie romaine.

Mythe

Fille de Rhéa et de Cronos, elle est dès sa naissance avalée par son père. Elle est libérée par son frère Zeus en même temps que tous ses frères.

Après la Titanomachie, Héra devient l'épouse de Zeus. Elle est la mère, par Zeus, d'Arès, d'Hébé et d'Ilithyie, mais aussi d'Héphaïstos, qu'elle conçoit seule pour défier son mari et lui montrer qu'elle n'a pas besoin de lui pour enfanter.

Les traditions post-hésiodiques attribuent à Zeus et Héra de nombreux autres enfants absents des catalogues "traditionnels" : Quintus de Smyrne, dans sa suite à l'Iliade, leur reconnaît ainsi trois filles supplémentaires : la Charite Pasithéa et les déesses guerrières Enyo et Eris (la Discorde). Le pseudo-Hygin, dans la préface de ses fables, mentionne également parmi leurs enfants la Liberté. Enfin, les Scholia Theocrite citent le mimographe Sophron, qui dans un écrit intitulé Angélos nomme ainsi une fille méconnue de Zeus et d'Héra, plus ou moins identique à Hécate.

Alors que la grande majorité des mythes liés à Héra portent sur sa jalousie vis-à-vis des nombreuses aventures de Zeus, des récits minoritaires s'intéressent aux premiers moments du couple divin. L'Iliade fait ainsi allusion à la première fois où Zeus et Héra s'unissent, à l'insu de leurs parents. Une scholie précise qu'Héra est fiancée à Zeus par Océan et Thétys après que Cronos a été envoyé au Tartare ; en secret, les deux fiancés s'unissent sur l'île de Samos. Héra donne naissance à Héphaïstos et, pour cacher sa honte, prétend qu'il est né sans père. Une autre scholie indique qu'Héra est violée par le Géant Eurymédon alors qu'elle se trouve encore chez ses parents. Dans une autre version encore, Héra se trouve au mont Thornax (appelé depuis le « mont des Coucous »), lorsque son frère, Zeus, la rejoint, métamorphosé en coucou.

Héra est le plus souvent présentée comme une épouse jalouse, qui se plaît à persécuter les maîtresses de Zeus et leur progéniture. Parmi ses victimes, Héraclès, auquel elle dépêche deux serpents, et la nymphe Io, transformée en vache par Zeus pour la protéger mais malgré tout rendue folle par les piqûres d'un taon envoyé par Héra. Elle se venge aussi en contrecarrant les desseins de son époux, provoquant d'incessantes querelles.

Déesse du mariage légitime, elle n'a aucun amant. Elle est pourtant désirée par Ixion, qui s'unit avec un nuage croyant, qu'il s'agit d'elle, ainsi que par Endymion. Selon une tradition minoritaire[14], elle est assaillie par le géant Eurymédon et en conçoit Prométhée, d'où sans doute le médaillon de coupe de Douris représentant Héra assise face à ce dernier.

Un jour, exaspérée des incartades de Zeus, Héra décide de demander l'aide de ses fils pour punir le dieu volage. Ils projettent de ligoter Zeus pendant son sommeil avec des lanières de cuir pour l'empêcher de séduire les mortelles de la Terre. Mais la néréide Thétis envoie l'Hécatonchire Briarée pour les en dissuader. Zeus punit Héra en la suspendant dans le ciel par une chaîne d'or, une enclume à chaque cheville. Il ne la libère que contre la promesse de sa soumission.

Offensée par le jugement de Pâris, qui lui préfère Aphrodite, elle se montre la plus farouche ennemie des Troyens pendant la guerre de Troie et contribue au sac de la ville.

Lorsqu'elle se dispute avec Zeus pour savoir quel sexe connaît le plus de plaisir lors d'une relation sexuelle, elle accepte que le devin Tirésias, qui avait été femme puis homme, juge la querelle. Mais lorsque celui-ci donne raison à Zeus, elle se venge en le frappant de cécité.

Origine et fonctions

Franz Rolf Schröder avait avancé qu’il fallait rapprocher le nom d’Héra du nom indo-européen de l’année *yērā-, présents en anglais year, allemand Jahr… Jean Haudry dans son essai La religion cosmique des Indo-européens (Archè, 1987) précise le sens de *yērā- comme la belle saison de l’année, comparables au grec et vieux russe jarǔ, printemps, belle saison. Cette étymologie révèle la nature originelle de la déesse, la signification de son union avec Zeus interprété comme Ciel-diurne : c’est le retour de la partie claire de l’année. L’Héra porteuse de vie d’Empédocle est « celle qui apporte une récolte abondante ».

Héra est la personnification féminine de la belle saison. Ce n’est que par la suite que son union avec Zeus est interprétée comme le prototype de l’union légitime. Sa couleur symbolique est la couleur blanche theá leukốlenos, déesse aux bras blancs, divinité d’élection d’Argos « la ville blanche ». Si Héra est liée au symbolisme de la vache blanche, c’est dans la mesure où cet animal est symbole de prospérité et d’abondance. Héra est enfin liée aux Heures, ces divinités du retour du printemps et enfin aux héros dont le prototype est Héraclès celui qui a la gloire d’Héra. Le héros ainsi, selon Haudry, est celui qui né mortel, conquérant la belle saison de l’année échappe à la mort.

Héra est également la déesse du et des épouses, protectrice du couple, de la fécondité et des femmes en couches — domaine qu'elle partage avec sa fille Ilithye. Sous son épiclèse de ὁπλοσμία / hoplosmía, au cap Lakinion et à Élis, elle assume une fonction guerrière. La cité de Stymphale consacre trois temples à Héra sous différentes épiclèses : Παρθενία / Parthenía (« vierge »), Τελεία / Teleía (« épouse de Zeus ») et Χήρα /

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