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  Les Quatre Saisons de Vivaldi
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Bel
Fidèle
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MessagePosté le: Mar 17 Juin - 19:30 (2008) Répondre en citant



D'une évidente beauté, les concertos pour violon Quatre-Saisons de Vivaldi ont été rendues suspects aux amateurs par leur succès même. Pourtant, il suffit de prêter l'oreille et la magie opère. Et ces dernières années nous en ont apporté des enregistrements nourris d'italianità d'artistes rompus au style baroque, de quoi faire notre bonheur.
Vivaldi, un contemporain de Bach
Vivaldi

Vivaldi fut un compositeur prolifique : opéras et cantates profanes, œuvres vocales et chorales sacrées, musique orchestrale, en tout un corpus que l'on pourrait à peu près comparer à celui de Bach pour la quantité. Quant à la qualité, on se souvient de la remarque mordante de Stravinski, parlant de concertos pour violon : "400 fois le même concerto"...

Comme pour de nombreux compositeurs de la période baroque, notre connaissance de leur musique est finalement récente : bien que leurs oeuvres aient été jouées et enregistrées, ce n'est que grâce aux "baroqueux" que l'on a pu se faire une idée précise de leurs intentions. Composées pour des instruments anciens, avec une manière de jouer ancienne, un diapason, parfois même une gamme non tempérée, différents de ceux de notre époque, leur musique était

Mais la comparaison ne s'arrête pas là : le "cantor" allemand admirait le "maestro" italien au point de transcrire pour le clavecin et pour l'orgue un certain nombre de concertos de Vivaldi.

Les deux hommes étaient contemporains : Vivaldi (1678-1741) était plus âgé que Bach (1685-1750) de 7 ans seulement. Ils appartiennent tous deux à la fin de la période que l'on nomme "baroque", et la beauté ineffable de leurs compositions, leur équilibre annoncent déjà la période classique.
La mystérieuse évidence de la beauté des Quatre Saisons

Depuis Stravinsky et sa formule lapidaire, concernant l'œuvre de Vivaldi, "quatre cents fois le même concerto", il est de bon ton de regarder de haut le compositeur italien. Et il est vrai que cette musique a été tellement jouée, écoutée et utilisée qu'il aussi facile de parler d'elle que de Carmen ou du Canon de Pachelbel.

Mais il faut dire aussi que, rarement, on a dans l'oreille une musique plus plaisante, plus vive et harmonieuse, et si évocatrice de ce rythme des saisons.

Et c'est peut-être cela le secret : une musique d'une beauté tellement évidente, à la portée de tous, une musique qui rend simplement heureux, à condition qu'on l'écoute sans arrière pensée. Et là se révèle toute sa magie...
Les Quatre Saisons : une symbolique ésotérique

Le thème lui-même des Quatre Saisons est la fois simple, populaire puisqu'il concerne notre Terre et et tous ses habitants, mais en même temps, il relève d'une symbolique riche et complexe, puisqu'elle vient se rattacher à celle du nombre 4, aux chimères, aux visions bibliques, aux éléments, aux évangélistes et au Tarot.

La signification de ce symbole est simple : elle concerne les 4 phases de tout cycle. Et le cycle des saisons en est un exemple plein de sens.

Le printemps est l'éveil, le commencement, l'enfance, le lever du soleil, le démarrage d'une activité, sur des bases vierges, optimistes, dynamiques, volontaristes. C'est le bâton du Tarot, et la fougue de Mercure.

L'été représente la jeunesse, le soleil qui arrive à son zénith : les forces sont rassemblées, préparées, et c'est le moment d'agir. C'est aussi une plénitude dans la connexion avec la réalité. C'est à la foi la coupe généreuse du Tarot et la combativité de Mars.

L'automne, c'est le temps des moissons, mais aussi celui des regrets. Le soleil commence à se pencher sur l'horizon. Le temps de récolter les fruits et d'en jouir, le temps de regretter la beauté passée. C'est l'époque de l'opulence. C'est le denier du Tarot, c'est la puissance de Zeus.

Enfin, l'hiver est le repos qui suit la période d'activité, cela peut être la mort, mais la mort est-elle réellement une fin ? C'est la vieillesse de Cronos, la terre qui se prépare pour un nouveau printemps...
Quatre concertos pour violon au sein de l'opus 8...


Les Quatre Saisons sont un ensemble de 4 concertos pour violon, eux-mêmes extraits du recueil "Il Cimento dell"Armonia e dell'Invenzione", opus 8, de 12 concertos pour violon.

Vivaldi n'a pas à proprement parler "inventé" le concerto, genre qui existait déjà, mais qui signifiait à l'époque à peu près ce que le mot "concert" signifie pour nous : un orchestre, de trois instruments à beaucoup plus, jouant ensemble, sans intervention vocale, 3 ou 4 mouvements, à l'opposé par exemple des "suites" (sous entendu, suites de danses) qui comportaient un nombre de mouvements plus important.

C'est l'opus 3, "L'Estro Armonico", composé lui aussi de 12 concertos pour violons et édité en 1711, qui marque l'avènement du genre "concerto" tel qu'on le connaît aujourd'hui.

Dans cette forme, Vivaldi a insufflé un esprit de dialogue entre un soliste (le violon, , dont Vivaldi connaissanit toute l'expressivité) ou un petit groupes d'instruments avec le reste de l'orchestre. Il a ainsi formé un pont entre le concept ancien du concerto avec ce que nous en connaissons aujourd'hui, de Mozart, Beethoven à Rachmaninov : un instrument virtuose dialoguant avec un orchestre symphonique. Mais c'est surtout, par rapport à ses contemporains, par la dynamique, les contrastes, le "clair-obscur" que Vivaldi s'est définitivement détaché de ses contemporains.

Vivaldi, le "prêtre roux", a eu la chance de pouvoir composer ses œuvres pour un excellent orchestre, celui de l'Ospedale de la Pietà, exclusivement féminin, où étaient représentés presque tous les instruments existant à l'époque, tenus par des virtuoses, ce qui lui permit de tester et de peaufiner ses découvertes musicales, en particulier dans le domaine du mélange des timbres.
Quatre sonnets pour quatre saisons

Rares sont les éditions de disques qui donnent ces quatre sonnets, peut-être écrits par Vivaldi lui-même, et qui sont comme le "programme" de chacun de ces concertos. Les voici :

Le Printemps.

Voici le Printemps, que les oiseaux saluent d'un chant joyeux. Et les fontaines, au souffle des zéphyrs, jaillissent en un doux murmure.

Ils viennent, couvrant l'air d'un manteau noir, le tonnerre et l'éclairs, messagers de l'orage. Enfin, le calme revenu, les oisillons reprennent leur chant mélodieux.

Et sur le pré fleuri et tendre, au doux murmure du feuillage et des herbes, dort le chevrier, son chien fidèle à ses pieds.

Au son festif de la musette dansent les nymphes et les bergers, sous le brillant firmament du printemps.


L'Été.

Sous la dure saison écrasée de soleil se languit l'homme, se languit le troupeau et s'embrase le pin. Le coucou se fait entendre, et bientôt, d'une seule voix, chantent la Tourterelle et le Chardonneret.

Zéphyr souffle doucement, mais, tout à coup, Borée s'agite et cherche querelle à son voisin. Le pâtre s'afflige, car il craint l'orage furieux, et son destin.

A ses membres las, le repos est refusé par la crainte des éclairs et du fier tonnerre, et par l'essaim furieux des mouches et des taons.

Ah, ses craintes n'étaient que trop vraies, le ciel tonne et fulmine et la grêle coupe les têtes des épis et des tiges.


L'Automne.

Par des chants et par des danses, le paysan célèbre l'heureuse récolte et la liqueur de Bacchus conclut la joie par le sommeil.

Chacun délaisse chants et danses : l'air est léger à plaisir, et la saison invite à la douceur du sommeil.

Les chasseurs partent pour la chasse aux premières lueurs de l'aube, avec les cors, les fusils et les chiens. La bête fuit, et ils la suivent à la trace.

Déjà emplie de frayeur, fatiguée par les fracas des armes et des chiens, elle tente de fuir, exténuée, mais meurt sous les coups.


L'Hiver.

Trembler violemment dans la neige étincelante, au souffle rude d'un vent terrible, courir, taper des pieds à tout moment et, dans l'excessive froidure, claquer des dents ;

Passer auprès du feu des jours calmes et contents, alors que la pluie, dehors, verse à torrents ; marcher sur la glace, à pas lents, de peur de tomber, contourner,

Marcher bravement, tomber à terre, se relever sur la glace et courir vite avant que le glace se rompe et se disloque.

Sentir passer, à travers le porte ferrée, Sirocco et Borée, et tous les Vents en guerre. Ainsi est l'hiver, mais, tel qu'il est, il apporte ses joies.




_________________


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MessagePosté le: Mar 17 Juin - 19:30 (2008)

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