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  anesthésie generale
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  Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet medmatiq Index du Forum » Médecine » 2èm cycle " 3 , 4 et 5 ème année " » Anesthésie -Réanimation
    
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Nadioss
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MessagePosté le: Jeu 31 Jan - 20:02 (2008) Répondre en citant

Pr. P. Feiss – Service d’Anesthésie-Réanimation

L’histoire de l’anesthésie débute au milieu du XIX° siécle aux Etats-Unis. Le 16 octobre 1846, William T. Morton, dentiste procéde à l’anesthésie générale à l’ether d’un jeune patient atteint d’une tumeur mandibulaire. Le 28 janvier 1848, à Newcastle upon Tyne (Angleterre), Hannah Greener, une jeune fille de 15 ans succombe à une syncope au cours d’une anesthésie au chloroforme administrée pour opérer un ongle incarné. Formidable progrés, l’anesthésie s’est présentée dés ses débuts comme une activité à risque. La maitrise des risques liés à l’anesthésie reste le principal souci de cette discipline médicale.Les progrés ont été liés à la recherche de nouveaux agents et à l’étude de leurs mécanismes d’action , à un meilleur contrôle des fonctions vitales compromises par l’anesthésie et la chirurgie et surtout à la formation de personnels médicaux et auxilliaires compétents.



■ Les Objectifs de l’Anesthésie Générale :

Les stimuli nociceptifs empruntent les fibres Ad et C qui cheminent dans les racines postérieures et se projettent sur la corne postérieure de la moelle (fig 1).




Figure 1 Représentation shematique des réactions à un stimulus nociceptif.

Les influx nociceptifs gagnent le cortex par les cordons latéraux et relaient dans le tronc cérébral et les noyaux gris centraux. Les voies de la douleur traversent le tronc cérébral et se projettent sur de nombreuses voies ,en particulier celles qui sont responsables de réactions sympathiques et neuro-endocriniennes.Un stimulus nociceptif parvient donc au cortex où il est intégré et perçu comme tel,mais il provoque aussi des réactions sympathiques (tachycardie, hypertension, larmoiement) et neuro-endocriniennes bien décrites dans la période périopératoire (sécrétion de catécholamines, de cortisol, de glucagon..etc…). De plus, un stimulus nociceptif provoque par un réflexe segmentaire une réaction motrice (Fig .1).

L’anesthésie générale s’efforce de supprimer les conséquences de la nociception. L’anesthésie générale supprime la conscience afin de faire disparaître la perception douloureuse. L’utilisation d’un agent analgésique central permet de diminuer la stimulation sympathique et d’atténuer les réactions neuro-endocriniennes périopératoires. Enfin, un agent myorelaxant peut – être nécessaire pour supprimer les réactions motrices et diminuer le tonus musculaire afin de faciliter l’intubation de la trachée et le travail chirurgical, en particulier au cours de la chirurgie abdominale (Figures 2, 3 et 4).


Figure 2 : Les agents hypnotiques provoquent la perte de la conscience. Si la dose administrée est importante, ces agents peuvent agir sur le tronc cérébral et la moelle et exercer un effet analgésique avec cependant des effets indésirables accrus, en particulier une dépression circulatoire.


Figure 3 : Les agents morphiniques agissent sur la transmission des stimuli nociceptifs, en particulier au niveau des synapses de la corne postérieure de la moelle et du tronc cérébral. Ces agents exercent leurs effets analgésiques par l’intermédiaire des récepteurs m.



Figure 4 : Les agents myorelaxants exercent leur action sur la plaque motrice. Ils empêchent la transmission des influx en agissant sur les récepteurs post-synaptiques de l’acetylcholine.

■ Le Déroulement de l’Anesthésie Générale :


Toute anesthésie générale ou loco-régionale doit être précedée d’une consultation qui a lieu à distance sauf en cas d’acte urgent.

Le décret du 5 décembre 1994 consacré à la sécurité anesthésique impose une surveillance clinique et instrumentale pendant toute l’anesthésie.Il stipule que le monitorage de l’ECG, de la pression artérielle non invasive, de la saturation en oxygéne du sang capillaire (SpO2), du CO2 expiré et des concentration de l’oxygéne inspiré ainsi que des vapeurs et gaz anesthésiques est obligatoire.Le décret définit également les moyens dont doit disposer un bloc opératoire pour assurer le monitorage de la curarisation, préserver l’équilibre thermique..etc.

L’induction de l’anesthésie s’effectue après la mise en oeuvre des différents moniteurs qui permettent de recueillir les paramétres physiologiques de base du patient.Le patient respire pendant quelques minutes de l’oxygéne dans le circuit de l’appareil d’anesthésie afin de « dénitrogéner » sa capacité résiduelle fonctionnelle et d’accumuler ainsi une réserve d’oxygéne (environ 2 à 2,5 litres) qui permet de faire face à une difficulté inopinée de contrôle des voies aériennes.Lorsque le patient est « dénitrogéné », l’anesthésie est obtenue par l’injection successive d’un agent morphinique puissant (Tableau 2) et d’un hypnotique par voie veineuse (Tableau 1).Aprés la perte de conscience, un myorelaxant peut-être injecté si l’acte chirurgical le requiert ou pour faciliter la laryngoscopie et l’intubation trachéale. Dans l’intervalle qui sépare la perte de conscience de l’intubation, la liberté des voies aériennes est assurée par une canule de Guedel et la ventilation est contrôlée à l’aide du ballon d’anesthésie.

Après l’intubation, le patient est sousmis le plus souvent à la ventilation contrôlée.Lorsque l’anesthésie est plus légére, pour des actes peu douloureux (faibles doses de morphinique et absence de curare), la ventilation spontanée peut être conservée. La fréquence respiratoire spontanée et le volume courant sont dans ce cas des signes de la profondeur de l’anesthésie.Pendant l’entretien de l’anesthésie, le médecin doit surveiller l’état hémodynamique du patient, sa ventilation,et la profondeur de l’anesthésie. Il doit compenser les pertes liquidiennes ou sanguines, dépister et traiter les complications éventuelles.Enfin, il est important de prévenir l’hypothermie peropératoire par des moyens passifs (draps ou couvertures) ou actifs (convection d’air chaud) selon le type d’acte chirurgical ( l’ouverture de l’abdomen ou du thorax entraine des pertes de chaleur par évaporation).

Le reveil de l’anesthésie commence dés l’arrêt de l’administration des agents anesthésiques. La rapidité du réveil dépend de la cinétique des agents anesthésiques.La surveillance du patient se poursuit en salle de surveillance postinterventionnelle (SSPI). Le patient ne sera autorisé à quitter la SSPI par le médecin anesthésiste responsable qu’après le retour à un état cognitif normal et à condition qu’aucune perturbation physiologique ou complication ne compromette sa sécurité.




a suivre ...

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MessagePosté le: Jeu 31 Jan - 20:02 (2008)

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MessagePosté le: Mer 6 Fév - 23:33 (2008) Répondre en citant

ewa le poste suivant Nadioss

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MessagePosté le: Dim 10 Fév - 12:07 (2008) Répondre en citant

Mecti Nadioss (y)
on attend la suite


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MessagePosté le: Lun 11 Fév - 18:30 (2008) Répondre en citant

c interessan nadioss mercii..la suite..i

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MessagePosté le: Mar 12 Fév - 12:14 (2008) Répondre en citant

dsl pr ce retard les amis; timide

■ Les Agents de l’Anesthésie générale :

Les tableaux suivants contiennent les agents les plus souvent administrés.Les agents hypnotiques répondent à des formules chimiques très diverses. Si leur pharmacocinétique et leurs effets secondaires sont bien connus, leur mécanisme d’action sur le systéme nerveux est encore mal expliqué. Les effets des anesthésiques s’exercent au niveau des synapses GABAérgiques du systéme nerveux central, mais d’autres mécanismes sont en cours d’investigation.Les mécanismes de l’anesthésie sont donc encore mal expliqués.



Agents IntraveineuxAgents gazeux et volatils


DCI


®


DCI


®


Thiopental


Penthotal


Protoxyde d’Azote


Protoxyde d’Azote


Propofol


Diprivan


Halothane


Fluothane


Etomidate


Hypnomidate


Isoflurane


Foréne


Kétamine


Kétalar


Desflurane


Suprane[/span]


Midazolam*


Hypnovel


Sévoflurane


Sévorane




Tableau 1 : Les hypnotiques intraveineux et gazeux ou volatils (les volatils sont des liquides à la température ambiante qui sont vaporisés et administrés sous forme gazeuse) (DCI : dénomination commune internationale ; ® : nom commercial). * le midazolam est une benzodiazépine qui ne procure pas de perte de connaissance sauf à très forte dose.


     DCI
     ®
  ½ vie contextuelle (min)*           
fentanyl
Fentanyl
                   262
Sufentanil
Sufentanil
                     34
Alfentanil
Rapifen
                     59
Remifentanil
Ultiva
                       4

*temps de décroissance de la concentration plasmatique de 50 % après une perfusion de 4 heures.
f">Tableau 2 : Analgésiques morphiniques utilisés en peropératoire. Leur puissance est supérieure à 50 fois celle de la morphine. La demi-vie contextuelle exprime la durée
f">de l’analgésie résiduelle mais aussi de la dépression respiratoire.

Les agents analgésiques utilisés pendant l’anesthésie générale n’ont pas pour but « d’endormir » le patient mais de diminuer les réactions sympathoadrénergiques consécutives aux stimulations nociceptives. Les agents morphiniques figurant dans le tableau 2 sont considérablement plus puissants que la morphine (> 50 fois).Leur puissance analgésique s’accompagne donc aussi d’effets secondaires, en particulier d’une dépression respiratoire qui impose la ventilation artificielle peropératoire.

L’effet analgésique est dû a la liaison des morphiniques aux récepteurs m, de même que les effets indésirables. Dans le tableau 2 figure la demi-vie selon le contexte de ces médicaments. Il s’agit du temps nécessaire pour que leur concentration plasmatique diminue de 50 % après une administration en perfusion continue de quatre heures. En effet, ces médicaments très liposolubles s’accumulent dans l’organisme et voient leur effet se prolonger lors de leur administration en perfusion alors que des bolus ont une durée d’action de 15 à 20 minutes pour les deux premiers, 10 minutes pour le Rapifen® et 2 à 4 minutes pour le rémifentanil qui contrairement aux autres est dégradé rapidement par des esterases plasmatique et non pas par le foie. On peut voir que le fentanyl est celui qui s’accumule le plus et dont les effets sont considérablement augmentés dans le cas d’une administration continue.Ce médicament ne devrait pas être utilisé autrement qu’en bolus injectés à la demande.

DCI
      ®
  Durée d’Action (min)
Suxamethonium
Celocurine
             8 - 10
Mivacurium
Mivacron
           15 - 35
Atracurium
Tracrium
           30 - 45
Cis-atracurium
Nimbex
           40 - 75
Vécuronium
Norcuron
           45 - 90
Rocuronium
Esmeron
           35 - 75
Pancuronium
Pavulon
           60 - 120

Tableau 3 : Les médicaments myorelaxants ou curares


Les « curares » sont utilisés pour induire une paralysie et une hypotonie musculaire. Le relâchement musculaire facilite la laryngoscopie et l’intubation trachéale, facilite le travail chirurgical en particulier en chirurgie abdominale et l’adaptation à la ventilation artificielle. Le suxamethonium qui agit par compétition avec l’acétylcholine est le seul qui dépolarise la plaque motrice de façon prolongée. Ce curare est surtout utile pour l’intubation trachéale ou les gestes très brefs (exemple : réduction d’une luxation de hanche).

Les autres curares agissent en occupant les récepteurs postsynaptiques de l’acetylcholine , empêchant celle-ci d’exercer son action de dépolarisation de la plaque motrice. Les curares ont été introduits en anesthésie par Griffith et Johnson , deux anesthésistes canadiens,en 1942. L’utilisation d’un curare impose l’intubation et la ventilation contrôlée.Bien entendu, le myorelaxant n’est injecté qu’après la perte de la conscience.

Dans les cas où un effet résiduel du myorelaxant est dépisté à la fin de l’anesthésie, il est nécessaire d’antagoniser la curarisation avant le réveil complet du patient. L’antagoniste de l’effet résiduel des myorelaxants est la néostigmine (Prostigmine®) qui est un anti-cholinestérasique.La néostigmine empêche la dégradation de l’acétylcholine par l’aétylcholinestérase et favorise son accumulation dans la fente synaptique afin qu’elle déplace les molécules de curare encore fixées sur  les récepteurs postsynaptiques.

a suivre..



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MessagePosté le: Mar 12 Fév - 13:29 (2008) Répondre en citant

Les Modalités de l’anesthésie générale :
f">Celles-ci varient en fonction des associations d’agents et de la maniére dont ils sont administrés.L’anesthésiste a ainsi la possibilité de faire varier la profondeur de l’anesthésie, l’intensité de l’analgésie et de la curarisation en fonction des besoins de l’acte chirurgical.


 1/ sédation :
f">Un certain nombre d’actes ou d’explorations sont désagréables mais peu douloureux (endoscopies digestives ou respiratoires, actes de radiologie interventionnels, ..).Certains de ces actes peuvent être effectués sous anesthésie locale mais comportent une charge affective ou émotionnelle élevée pour le patient (pose de sites pour chimiothérapie).
f">
f">Ces actes sont facilités par une sédation qui permet leur bon déroulement pour le patient et l’opérateur.Le terme de sédation est assez vague et peut désigner un état de conscience à peine altéré ou une anesthésie générale selon les doses administrées.
f">
f">Le terme de neuroleptanalgésie qui désignait l’administration simultanée d’un neuroleptique et d’un morphinique doit être proscrit car cette association n’est plus utilisée. Le plus souvent, la sédation est obtenue soit avec des doses progressivement croissantes de midazolam (Hypnovel®), soit avec le propofol administré en perfusion continue. Les analgésiques morphiniques sont bannis ou utilisés à faible dose car les patients sont le plus souvent laissés en ventilation spontanée et ne sont pas intubés.Le principal risque de cette technique est l’hypoxie par dépression respiratoire. La dépression respiratoire et l’obstruction des voies aériennes supérieures resulte d’une sédation trop approfondie. En présence d’un anesthésiste compétent c’est un incident rapidement résolutif, en son absence c’est un accident qui peut mener au décés ou à des séquelles et à des conséquences médicolégales.La sédation ne doit donc pas être administrée en dehors d’une surveillance étroite du patient par un médecin anesthésiste compétent.
f">
f">La plupart des actes pratiqués de la sorte sont ambulatoires, c'est-à-dire que le patient arrive à l’hôpital le matin (à jeun) et ressort quelques heures plus tard avec des prescriptions postopératoires (notamment ‘interdiction de conduire pendant 24 heures) et une lettre pour son médecin traitant.
f">

2/ anesthésie par inhalation :

f">Ce terme désigne une anesthésie dont la composante principale est l’inhalation continue d’un mélange gazeux destiné à maintenir l’abolition de la conscience. Le mélange gazeux associe 30 à 40 % d’oxygéne, 60 à 65 % de protoxyde d’azote et un agent volatil qui est un ether halogéné d’action et d’élimination rapide. L’anesthésie par inhalation peut-être une modalité d’entretien d’une anesthésie qui a été induite par des agents intraveineux.
f">
f">L’intérêt des agents halogénés et du protoxyde d’azote est leur administration continue et le monitorage de leurs concentrations inspirée et expirée grâce aux analyseurs rapides dont sont équipés tous les appareils d’anesthésie actuels.Il est ainsi facile de s’assurer que la perte de conscience est constante et il est possible de vérifier que les concentrations de protoxyde d’azote et d’agent halogéné correspondent bien à un niveau d’anesthésie suffisant.Par ailleurs, il est facile de faire varier rapidement les concentrations des gaz administrés pour approfondir ou alléger l’anesthésie.Enfin, les nouveaux agents halogénés (sevoflurane et desflurane) ont une cinétique qui favorise un réveil rapide après l’arrêt de leur administration.
f">
f">Le Sévoflurane, ether halogéné bien toléré par les muqueuses et d’action rapide est très utilisé pour induire l’anesthésie chez l’enfant qui redoute les piqures et dont la perfusion sera installée après la perte de connaissance.Chez l’adulte, le sevoflurane est également utilisé pour l’induction en raison de son effet rapide et de l’absence de signes d’irritation des voies aériennes .Afin de limiter le coût de l’anesthésie par inhalation (les nouveaux halogénés sont onéreux) ainsi que le rejet de gaz anesthésiques dans la salle d’opération (éventuellement néfastes pour le personnel), les appareils d’anesthésie sont équipés d’un circuit respiratoire permettant la réinhalation des gaz expirés avec neutralisation du CO2 par la chaux sodée.Ce circuit est alimenté par un débit de gaz frais faible, compensant la consommation d’Oxygéne du patient et les fuites inévitables (le débit est en général < 1 litres/min).
f">
f">
3/ anesthésie IV totale :

f">Il peut s’agir d’un choix délibéré de l’anesthésiste ou d’une situation impliquant un contrôle imparfait des voies aériennes comme par exemple la chirurgie des voies aériennes. Grâce aux progrés de la pharmacocinétique et de l’informatique, l’administration continue des agents de l’anesthésie intraveineuse peut se faire non plus à débit constant (ce qui entrainait l’augmentation progressive de la concentration cible), mais en fonction d’une concentration dans le plasma ou au site effecteur choisie par l’utilisateur. Le pousse seringue qui administre l’anesthésique est informatisé et calcule le débit d’injection grâce à un modèle pharmacocinétique contenu dans son microprocesseur.
f">
f">L’anesthésiste entre dans l’appareil l’âge et le poids du patient ainsi que la concentration dans le plasma qu’il veut atteindre et le délai pour y parvenir.Le programme du pousse seringue calcule la dose et le débit nécessaire pour atteindre l’objectif et pour le maintenir.Ce débit n’est pas constant mais décroissant.Si l’anesthésie est insuffisante ou trop profonde, l’anesthésiste peut changer la concentration cible.L’anesthésie intraveineuse à objectif de concentration (AIVOC)  peut être appliquée aux hypnotiques et aux morphiniques. Les limites de cette technique viennent du fait que la concentration et la dose sont calculées par un programme de modélisation pharmacocinétique et non mesurées.
f">
f">Il y a donc une imprécision qui est de + 30% sur la concentration calculée, mais celle-ci peut être ajustée sur des critéres cliniques et les variations sont plus importantes que la valeur absolue. Par ailleurs, les modéles pharmacocinétiques ont été établis à partir de mesures effectuées sur des sujets adultes normaux.Il est donc difficile de transposer sans erreur la technique à des sujets différents (obéses, femmes enceintes, enfants..etc).
f">
f">a suivre...

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MessagePosté le: Mar 12 Fév - 13:41 (2008) Répondre en citant

■ Surveillance du patient anesthésié :
f"> le decret de 5 decembre 1994 reprend les recommendations de la SFAR( société francaise d'anesthésie reanimation), et definit entre autres les moyens matériels et humains à mettre en oeuvre pour surveiller le patient anesthésié et assurer sa sécurité .Grace aux moyens de monitorage, et à la presence constante d'un praticien qualtifié, la sécurité de l'anesthésie a progréssé de maniere spectaculaire .Désormais; la qualité de l'anesthésie et le confort du patient, sont devenus un objectif majeur de progré de l'anesthésie générale. Le monitorage de l'intensité des composantes de l'AG:perte de conscience, analgésie et curarisation est une préoccupation constante.
f">
f">

La perte de conscience du patient doit être suffisante pour éviter tout rique de mémorisation des évènements peropératoires mais aussi tout surdosage aux conséquences délétères.Il n’est pas évident de dépister une anesthésie trop légére, voire même un état de conscience normal chez un patient intubé et curarisé, donc incapable de bouger ou de verbaliser. Le réveil intempestif peropératoire doit être évité à tout prix car il peut être responsable d’un traumatisme psychique intense et peut à juste titre déboucher sur une action médico-légale. Chez un sujet curarisé, la profondeur de l’anesthésie peut se juger de maniére indirecte par la concentration alvéolaire mesurée des gaz anesthésiques.

Cependant, il existe des variations interindividuelles de sensibilité aux anesthésiques.Le monitorage de l’EEG n’était pas de pratique courante car les tracés varient en fonction des agents anesthésiques et il fallait un opérateur compétent pour analyser en permanence le tracé.L’apparition de méthodes d’analyse automatique de l’EEG et de calcul de paramétres comme le spectre des fréquences permet de définir des indices EEG corrélés à la profondeur de l’anesthésie. Des moniteurs d’EEG sont maintenant de plus en plus utilisés même s’il persiste encore des difficultés d’interprétation de leurs résultats.Le monitorage des potentiels évoqués, en particulier auditifs est également utilisé pour le monitorage de la profondeur de l’anesthésie.Si l’adaptation de la dose d’agent hypnotique à un paramétre de monitorage commence à être possible, il n’existe pas encore de moyen fiable d’évaluer l’intensité de la douleur chez un patient inconscient. La dose d’analgésique est donc adaptée en fonction de critéres cliniques qui sont des signes de stimulation du systéme nerveux sympathique : hypertension, tachycardie, sueurs, larmoiement…Diverses techniques sont en cours d’essai mais sont pour l’instant du domaine de la recherche clinique (variations du diamétre pupillaire, de la vasomotricité cutanée par doppler..etc).

La curarisation est plus facile à monitorer à l’aide d’un stimulateur électrique qui délivre des impulsions électriques transcutanées à un nerf périphérique afin de permettre l’évaluation de la réponse d’un muscle. Le nerf le plus souvent utilisé est le nerf ulnaire stimulé au poignet. La réponse étudiée est celle de l’adducteur du pouce. Ce monitorage permet de guider les réinjections de curare en fonction des besoins et surtout de vérifier l’absence de curarisation résiduelle avant le réveil du patient et de poser l’indication éventuelle d’une antagonisation du myorelaxant.

...


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MessagePosté le: Mar 12 Fév - 13:53 (2008) Répondre en citant

■ Complications de l’anesthésie générale :

f">L’anesthésie générale comporte un rique faible mais non nul chez les sujets en bonne santé. Ainsi, chez les patients exempts de pathologie assocée ou ayant une affection chronique bien équilibrée (hypertension traitée, diabéte…), le risque de décés est environ de 1 pour 10 000 anesthésies. Ce risque est évidemment plus élevé chez les patients ayant des tares sévéres, en particulier cardiovasculaires ou respiratoires.Le but de la consultation préanesthésique qui doit avoir lieu à distance de l’acte (décret du 5 décembre 1994) est d’évaluer le rique de l’anesthésie et de le mettre en balance avec le bénéfice escompté pour le patient.Ce dernier pourra ainsi recevoir une information la plus objective possible afin de donner (ou de refuser) son consentement éclairé.Pour clarifier la communication entre médecins et autoriser les comparaisons dans les études épidémiologiques, la société américaine d’anesthésie (American Society of Anesthesiology : ASA) a classé les patients en cinq classes :
f">-         ASA 1 : Patient en bonne santé
f">-         ASA 2 : Affection peu grave sans limitation fonctionnelle
f">-         ASA 3 : Affection sévére avec limitation fonctionnelle déterminée
f">-         ASA 4 : Affection sévére constituant une menace vitale permanente
f">-         ASA 5 : Patient moribond avec espérance de vie < 24 h.
f">
f">Outre les complications liées aux tares pré-existantes dépistées lors de la consultation, l’anesthésie connaît des complications spécifiques heureusement rares mais graves. Il en est ainsi du choc anaphylactique en rapport avec les médicaments utilisés. La fréquence de l’anaphylaxie est environ de un cas pour 3 à 5000 anesthésies. Les produits les plus souvent en cause sont les myorelaxants, puis suit l’allergie au latex et ensuite les antibiotiques administrés en prophylaxie.Une maladie génétique, l’hyperthermie maligne est caractérisée par une anomalie du transport du calcium dans les myocytes et se révéle lors d’une anesthésie comportant un agent halogéné par une contracture généralisée avec hyperthermie dépassant 41 à 42 °C et un hypermétabolisme musculaire entrainant rapidement le décés par troubles métaboliques en l’absence de traitement.Le dépistage se fait dans quelques laboratoires par étude de la réponse de fibres musculaires isolées à l’halothane et à la caféine.Aucun signe clinique ou biologique ne différencie les sujets atteints des normaux.La tare est héréditaire, à transmission autosomique dominante et exceptionnelle.
f">
f">La cause  la plus fréquente d’accident d’anesthésie est en fait l’hypoxie liée à des difficultés ventilatoires, en particulier dans les cas d’intubation difficile non prévue (l’examen clinique préopératoire étant normal), en particulier lorsque cette situation s’accompagne de difficultés de ventilation au masque  (« Cannot Intubate, Cannot Ventilate »).Cette situation doit être présente à l’esprit de tout anesthésiste, en particulier chez les patients jamais intubés antérieurement.Comme ailleurs, la plupart des accidents de l’anesthésie ont pour causes des erreurs humaines et la formation initiale et continue des anesthésistes est orientée vers la prévention de ces erreurs. Parmi les mesures préventives, la formation sur simulateur est très intéressante pour maintenir la compétence des médecins et auxilliaires face aux situations graves et exceptionnellement rencontrées.Malheureusement, le nombre de simulateurs est insuffisant à cause de leur coût et de la faiblesse des ressources universitaires.
f">
f">
■ Conclusions :
L’anesthésie est une spécialité récente puisque la premiére anesthésie générale efficace date de 1846.


● Le risque de l’anesthésie est faible pour les patients ASA 1 ou 2 mais il ne sera jamais nul. Le risque augmente en fonction des tares. La consulation pré-anesthésique est capitale pour évaluer le rapport risque/bénéfice, informer le patient et obtenir son consentement éclairé.


● L’anesthésie générale a progressé vers plus de sécurité grâce aux nouveaux agents dont la cinétique courte augmente la maniabilité, grâce aux progrés du matériel et en particulier du monitorage des fonctions vitales , et surtout grâce à la formation de médecins compétents (le CES durait 3 ans, le DES dure 5 ans).




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MessagePosté le: Mar 12 Fév - 13:59 (2008) Répondre en citant

t as oublié aussi la competence des infirmiers anesthesistes k on pt plu l ignorer.. si nn merciii bcp nadioss pr la replik et c est tres interessante et tres riche...tbarklah 3liikw  rabbi y7fdk lina (y)

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MessagePosté le: Mar 12 Fév - 20:29 (2008) Répondre en citant

(y) merci Nadios .


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MessagePosté le: Mer 13 Fév - 12:13 (2008) Répondre en citant

très bien Nadioss (y) Merci

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Zakarya
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MessagePosté le: Jeu 14 Fév - 22:59 (2008) Répondre en citant

bravo nadioss


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 23:46 (2018)

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