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Yasmin
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MessagePosté le: Jeu 6 Déc - 19:50 (2007) Répondre en citant

LA GROSSESSE

L’histoire de l’enfant commence dans l’imaginaire des parents. On l’imagine grand, beau, fort et plus tard riche. A partir du moment où on est deux (couple), on est déjà trois, même si l’enfant n’est pas encore pensé consciemment. Il y a toujours dans le désir d’avoir un enfant un besoin personnel à assouvir. Durant les 9 mois de grossesse, les parents font le deuil de l’enfant imaginaire. On divise les 9 mois en 3 périodes :

1ère période : Incorporation. Il faut acquérir l’identité maternelle, l’assimiler d’après la propre histoire de la femme : Quand elle était nourrisson, d’après ses rapports avec sa propre mère, son propre père, sa conception de l’enfant. Cela provoque chez la femme une régression. Elle se voit petite-fille, elle rêve beaucoup de son enfance (souvenirs). Elle pourra aborder sa grossesse soit comme un événement heureux, valorisant, soit avec l’angoisse due à la déformation corporelle, à la fatigue. L’ambivalence des sentiments de refus et d’acceptation pourront entraîner des vomissements, des malaises, des dégoûts…de l’instabilité. Les modifications hormonales toucheront l’humeur, la sexualité… La femme s’installe dans son nouveau statut, non sans heurts.

2ème période : L’enfant est accepté, il bouge, se distingue de la mère. C’est une période sereine. La femme se suffit à elle-même, son corps s’épanouit. Elle ressent une grande sensibilité au monde extérieur. Elle a retrouvé son dynamisme et éprouve beaucoup de bonheur à fabriquer son fœtus. (Notons qu’à ce niveau là, certaines femmes ressentiront de l’angoisse à l’idée de porter un être vivant, étranger à elles et vécu comme un parasite). La femme commence à concevoir son enfant comme différent d’elle. Le père acquiert son identité de père. Il aide psychologiquement la mère à porter l’enfant.

3ème période : Travail de séparation. Les parents confrontent l’enfant imaginaire à l’enfant réel. Un processus de deuil commence. L’enfant existe. Le processus de deuil doit être achevé à l’accouchement. L’enfant naîtra réel, autonome et différent. La femme pense à son accouchement, craint les douleurs, le risque de l’enfant mort-né, ou anormal.

L’enfant imaginaire est là pour combler un manque chez les parents. Après la naissance, l’enfant devient d’un coup réel. Cela n’est pas toujours accepté par les parents. Le deuil est donc là nécessaire.

Cas de malformation à la naissance : Ce qui est important n’est pas qu’un enfant soit incomplet mentalement ou physiquement, mais la façon dont les parents vivent cette incomplétude. Ils pourront y voir une punition, renforçant ainsi la tare chez l’enfant, le confirmant dans son état d’infériorité. Il pourra aussi y avoir de la culpabilisation vis à vis des grands-parents, qui eux ont bien réussi leur travail. Le rôle maternel sera alors plus difficile à acquérir.


Dernière édition par Yasmin le Ven 7 Déc - 01:28 (2007); édité 1 fois
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MessagePosté le: Jeu 6 Déc - 19:50 (2007)

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MessagePosté le: Jeu 6 Déc - 19:54 (2007) Répondre en citant

LA NAISSANCE

Dés son 5ème mois, le fœtus rêve. La période de rêve correspond avec celle de la mère, et la tension du rêve est en corrélation avec celle de la mère. La naissance est un choc profond pour le fœtus, car c’est un changement radical de milieu, de façon de vivre etc…Le fœtus endure beaucoup plus de douleur que ne le pourrait l’adulte. D’après Otto Rank, le traumatisme de la naissance serait un réservoir d’angoisse pour plus tard. Cette mise à mort, en s’élaborant, serait le prototype de toutes les angoisses futures devant le danger.

On imaginait auparavant l’individu comme un vase vide que l’on remplit tout au long de l’existence. Ainsi fallait-il apprendre à marcher, à parler…à un enfant qui n’était rien au départ. Actuellement, la démarche est inverse : L’enfant est tout au départ. Il choisit (pour former sa personnalité), et écarte tout ce dont il n’a pas besoin. Il se spécialise. La personnalité est donc ici quelque-chose qui se ferme.

L’enfant naît inachevé au point de vue biologique. Par contre, son système relationnel est très complexe. Il y a spontanément re-création d’une symbiose (état de non-distinction) entre l’enfant et sa mère. Quand il a faim, la mère lui donne aussitôt à manger. Il n’a pas besoin de réclamer pour assouvir. Il croit donc créer lui-même sa propre satisfaction, et vit dans l’illusion de n’avoir besoin de personne. Il se confond avec la mère et ne reconnaît pas le monde extérieur. Aucune notion de temps ou d’espace n’existe. Les perceptions de son corps sont très diffuses. Le bébé a un état alterné de sommeil et d’éveil. Le principal moyen de communication se fait, entre la mère et l’enfant, par le biais de la nourriture : C’est ce que l’on appelle le Stade Oral, avec présence de 2 zones érogènes : La bouche et la peau. En privilégiant la nourriture, la mère va donner un sens à l’acte de manger. L’enfant comprend ce mode de relation, l’accepte et l’utilise à son gré. Quand l’enfant tête le biberon, ce n’est pas seulement pour se nourrir, mais surtout pour assouvir un besoin de décharge motrice. Ainsi un biberon vide pourra souvent lui suffire.

Naissance du plaisir. Il y a mémorisation de l’enchaînement : Besoin®satisfaction®plaisir. Une fois cette mémorisation accomplie, l’enfant recherchera ce plaisir pour lui-même. Il sucera son pouce, une sucette… mais il sait se passer de l’alimentation pour trouver son plaisir.

Au Stade Oral, il y a 2 systèmes de régulation.

système de régulation externe, représenté par la mère. Elle s’occupe de tous les besoins de l’enfant, entretenant l’illusion symbiotique. Elle est le principal stimulateur de l’enfant en le caressant, en le nourrissant… mais peut aussi protéger ses excitations, et les arrêter. La mère est ainsi le régulateur externe de l’enfant.

système de régulation interne, représenté par la vie mentale. L’enfant est dominé par ses pulsions. (La pulsion est une poussée obscure d’origine corporelle faisant tendre l’organisme vers un but : éliminer la tension, au moyen d’un Objet apportant la satisfaction). Chez le petit-enfant l’Objet est partiel dans le sens où il s’agit d’une partie du corps de la mère (le sein ou le biberon). Le système de régulation interne de l’enfant est constitué par les fantasmes (représentations mentales élaborées à partir du senti). Les fantasmes l’aideront à apaiser ses tensions.

Les pulsions

2 grandes pulsions : La pulsion de vie (eros) et la pulsion de mort (thanatos).

Dans les pulsions de vie, on compte la pulsion d’auto conservation, la pulsion sexuelle. Ces pulsions ont pour fonction de maintenir l’organisme, de lier les énergies.

Les pulsions de mort font tendre l’organisme vers un état zéro, vers la destruction. En font partie les principes de répétition, de chronicité, de régression.

Ne pas confondre avec l’instinct, qui est quelque-chose d’uniquement biologique. La pulsion a deux aspects : Un aspect somatique (excitation érogène) et un aspect psychique (manifestation de la pulsion dans la vie psychique). L’aspect psychique de la pulsion sexuelle s’appelle la Libido. La Libido peut se tourner soit sur le Moi (narcissisme), soit sur les Autres (Objectale).
Les fantasmes sont les manifestations des pulsions. Ils permettent de libérer la tension, de prévenir la frustration vis à vis de la réalité extérieure. Ces pulsions représentent les possibilités offertes à l’enfant pour son développement psychique. Le premier sourire vers 3 mois est la première socialisation, amorce d’une communication autre qu’alimentaire. Pour obtenir cet échange, il est nécessaire qu’il y ait le masque formé par le front, les yeux, le nez et la bouche (« gestalt »).


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MessagePosté le: Jeu 6 Déc - 20:05 (2007) Répondre en citant

LA PETITE ENFANCE
Le nourrisson a une vie mentale et somatique très proche du pulsionnel, c’est à dire commandée presque exclusivement par les besoins archaïques. Du monde qui l’entoure et le domine n’existe que ce dont il a besoin. Tout ce qu’il croit et ressent existe, car il ne fait pas la part du réel et de l’imaginaire.

Définition du « ça » : C’est le pole pulsionnel de la personnalité, la partie la plus chaotique et la plus obscure. C’est entièrement le domaine de l’instinctif, du biologique qui ne connaît ni règle de temps ou d’espace, ni interdit. De ce fait les choses les plus contradictoires peuvent y exister. Le « ça » est régi par le seul principe de plaisir. Deux aspects se distinguent : L’héréditaire (sexualité et agressivité propres à l’espèce) et l’acquis (formes que prendront cette agressivité et cette sexualité).

Ce monde qui baigne le nourrisson s’exprimera à travers le lait, formant ainsi un complexe Mère-Sein-Nourriture. Ce liquide, d’abord extérieur à l’enfant, passe à l’intérieur de son corps. Par cette incorporation le lait acquiert une grande valeur émotive, et l’enfant s’attire ainsi toutes les merveilleuses qualités qu’il lui attribue, autant physiques que mentales. C’est une source de jouissance. Il se sent investi des qualités de ce lait. Le lait est une entité aussi vivante que lui, bienfaisante. Mais le lait a aussi des qualités destructrices : Il se fait attendre quand l’enfant a faim, il provoque des vomissements…Le bébé incorpore aussi malgré lui ce lait destructeur, qui contient en lui un danger inconnu, menaçant. Un système de défense se met alors en place. C’est le Clivage de l’Objet. Il y a un lait gratifiant et aussi un lait mauvais, persécutant. La tendance naturelle est de s’approprier le « bon » et de rejeter ce qu’on n’aime pas. La personnalité se forme à travers les mécanismes d’introjection et de projection. L’adulte retiendra de ceci la cohabitation de 2 mères : La mère idéale et, en discordance, la mère réelle.

Définition de l’Imago : Personnage interne que l’on a fabriqué. Prototype inconscient d’un personnage qui va orienter toutes nos relations par la suite. Ce qu’on pense, ce qu’on ressent d’un individu n’a rien à voir avec la réalité. Ainsi l’Imago de la bonne mère s’exprime dans le personnage de la fée, tandis que l’Imago de la mauvaise mère sera représenté par la sorcière.

Vers 2 mois
Premières réactions en présence de l’adulte. Le nourrisson fixe les yeux de la mère pendant la tétée. A travers le regard de sa mère, il se voit lui-même s’y reflétant. Il découvre les sentiments et se les approprie. Le sourire est une réponse (fonction de miroir). Le rythme des tétées va amorcer la notion du temps. Il commence à découvrir son corps, s’oriente d’après la voix humaine.

Vers 6 mois

Les sourires sont volontaires. La constitution de l’Autre s’est faite à travers le système Présence-Absence. C’est de l’expérience de la frustration, due à l’attente, que naît l’Objet extérieur. Cette absence force l’enfant à recréer mentalement un univers de représentations mentales. Cet univers psychique l’aide à patienter jusqu’au retour effectif de la mère. Ainsi, il perçoit l’existence de l’Autre sur un fond d’absence. Ce mécanisme est la fonction symbolique. Un cas pathologique se présente si par malheur l’enfant de 6 à 12 mois perd trop souvent sa mère. On observera premièrement chez lui une demande excessive suivie un ou deux mois plus tard d’un repli puis d’un début de dépression. Son évolution psychique se bloque alors.

De 6 à 8 mois

Le visage de la mère est reconnu et privilégié. L’Objet est total, dans toute sa complexité de personne. L’enfant fait la différenciation entre les diverses personnes qui gravitent autour de lui. Tous les visages familiers déclenchent le sourire, les autres font naître méfiance et évitement. Souvent d’ailleurs, l’enfant déçu de ne reconnaître la mère dans le visage étranger, se mettra à crier.

Huitième mois

La relation affective que l'enfant entretient avec les autres, de symbiotique (relatif à un soutien mutuel) devient anaclitique (conscience de ce soutien). Désormais l'enfant sait qu'il a besoin de la mère. Le "Moi" se forme en même temps que se forme l'Objet extérieur, l'un n'existant que par rapport à l'autre. C'est une période très importante de distinction, que ce soit extérieur/intérieur ou Moi/Autre.

Création du jouet. C'est un objet transitionnel, qui sera le plus souvent doux, mou, chaud... Cet objet représente la mère, dans son absence comme dans sa présence. C'est à la fois la frustration et la gratification. L'adulte n'abandonne cet objet qu'à la condition d'avoir réussi à diffuser sa fonction dans l'espace qui l'environne, que ce soit à travers les cigarettes, le langage, etc...

L'amour maternel. Le nourrisson tend souvent à faire régresser ses parents. Ces deux mots: "amour maternel", viennent de Rousseau. Avant, et jusqu'au 12e siècle, les parents avaient droit de vie et de mort sur leurs enfants. Du 13e au 18e, l'enfant n'a aucun statut dans la famille. Les manifestations de cajolerie et de tendresse étaient considérées comme faiblesse et pêché, l'allaitement était ridicule, rendant l'enfant vicieux Þ Recours aux nourrisses chez qui ils restaient 5 ou 6 ans, avant de se trouver placés chez les Sœurs ou les Frères. La médecine infantile était inexistante : On ne peut soigner un client qui ne dit pas de quoi il souffre ! Dans la fratrie, l’aîné des garçons avait tous les droits. Les cadets devaient choisir carrière dans l’armée ou la religion.

Avec Rousseau, les choses changent. Vers 1715 on a réglementé la profession de nourrisse. L’état s’est aperçu que l’enfant était une richesse potentielle. Les statuts de la mère et de l’enfant changent (Matriarcat mental). Les familles nombreuses sont exemptes d’impôts. Les mariages se font de plus en plus par amour. La mère est devenue génitrice et éducatrice.

La fonction maternelle. Les mères actuelles ont des compétences naturelles pour communiquer avec le nourrisson. Le bébé est un être social ayant une vie mentale, forçant les parents à communiquer avec lui, à régresser à un mode d’interactions archaïques. Les comportements parentaux sont plus intenses, plus répétés que pour une communication entre adultes, utilisant ici l’expression faciale, la voix, le contact physique…Tout ceci forme des séquences répétitives qui facilitent l’apprentissage du nourrisson : Il devient bientôt capable d’anticiper sur la séquence, contrôlant ainsi une petite mais certaine maîtrise sur l’Autre. Le bébé est actif et possède un répertoire de capacités mentales et motrices. Il distingue d’abord le mouvement, s’intéresse à la complexité visuelle ou sonore. A trois mois il sait rompre l’interaction Þ coordination occulo-céphalique. Quand l’enfant est tout seul, il se met en état d’inactivité alerte. Toutes les stimulations qui pourront alors survenir seront source de plaisir.

Plaisir au stade oral. (Réceptivité et appel. Faim de stimulations) L’enfant oscille dans des états diversifiés de symbiose, de retrait sur soi, de dépression et d’échange. Il lui faut tous ces états, et de manière équitable. Le stade oral prend fin lorsque le nourrisson est prêt à manger du solide (sevrage), époque décidée, car sentie, par la mère.


Dernière édition par Yasmin le Ven 7 Déc - 01:06 (2007); édité 1 fois
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MessagePosté le: Jeu 6 Déc - 20:14 (2007) Répondre en citant

systèmes de régulation de l’enfant

Régulation externe : Rôle tenu par la mère. Elle stimule les zones érogènes de l’enfant Rôle d’excitation. Elle a aussi un rôle de protection, de pare-excitation rôle de contenant (Quand il pleure et que la mère console, ou quand la fessée est nécessaire pour calmer l’enfant).

Régulation interne : Forces somatiques et psychiques faisant tendre l’organisme vers un but qui sera d’éliminer la tension.

Définir la pulsion

Elle se manifeste par le fantasme. On distingue :

Sa source : organique et somatique

Son but : éliminer la tension

L’objet : interne ou externe, partiel ou total

La relation d’objet au stade oral
Symbiotique 8 ème mois anaclitique

Communication et inter-communication durant la première année
L’enfant n’est pas passif. Il retient, au moyen du regard, des mouvements, l’attention de la mère.

Nature de la vie fantasmatique de l’enfant

Elle est avant tout de nature orale, avec le mécanisme d’incorporation, s’appropriant les qualités du lait et ses défauts. Le bébé interprète ainsi la relation cause-effet. Fantasmes de bien-être après le plaisir du bain, le repas…


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MessagePosté le: Ven 7 Déc - 00:28 (2007) Répondre en citant

Stade anal

Conditions d’émergence

Loi céphalo-caudale : Elle permet la maturation de la tête à la queue, c’est à dire entre autre le redressement de la tête, l’assise, la marche. Cette loi permettra l’éducation sphinctérienne une fois la marche acquise ® développement d’abord moteur, puis organique.

Aspect éducatif : L’exigence de propreté vient de la mère. Elle déplace l’intérêt de l’enfant de la bouche vers le rectum. Il est nécessaire que ces deux aspects (loi céphalo-caudale/éducation) interviennent dans cet ordre pour qu’émerge chez l’enfant le stade anal. La mère déplace chez lui le champ de gratification, amenant l’enfant à s’intéresser à l’anus comme zone érogène.

Définition de la saleté :

La saleté dépend d’un système codé suivant (et relativement à) l’individu, le lieu…etc. Elle est ainsi le sous-produit d’un ordre, d’un triage, plus culturel qu’autre chose. L’enfant ne connaît pas cette sélection. C’est la mère qui lui transmettra l’attitude à adopter vis-à-vis des saletés, et qui lui indiquera où elles sont.

Primauté de la zone anale :

C’est une zone de passage, de communication entre l’intérieur (le corps de l’enfant) et l’extérieur (un individu de la réalité). La source pulsionnelle sera l’anus et, par extension, tout l’intérieur du corps (tandis que l’oralité valorisait l’extérieur en tant que surface). L’objet de plaisir de l’enfant sera le boudin fécal.

Le boudin fécal : C’est un excitant de la zone érogène

C’est une partie du corps, vivante et valorisée.

C’est enfin une monnaie d’échange.

Désormais l’enfant maîtrise son corps : L’aspect volontaire est très important. L’enfant se rend compte qu’il y a quelque chose qui veut sortir. Il se rend compte qu’il est possible d’empêcher cette sortie ® Plaisir de rétention.

Puis il se rend compte qu’il devient agréable de laisser sortir ® Plaisir d’expulsion.

Liée à ce plaisir, il y a l’impression de perdre chaque fois une partie de son corps. Cela lui donne l’angoisse de perdre quelque chose d’important, qui touche à l’intégrité de son corps (c’est à cette période que l’enfant démonte, et regarde à l’intérieur des jouets). L’enfant n’a aucune répugnance pour son produit : Il l’explore activement, le montre…etc. C’est la mère qui transmettra sa répugnance.

Relation d’Objet au stade anal

Relation ambivalente (agressivité/don). L’objet fécal prendra une signification selon l’objet maternel. L’enfant est aimé de l’intérieur. Son corps contient quelque chose de bon, un trésor qu’il pourra échanger contre l’amour de la mère. C’est une récompense que de faire ses excréments quand et où la mère le veut : Expérience où le Moi de l’enfant s’affirme. Il aura besoin de tester de temps en temps sa toute-puissance en désobéissant à la mère. Elle demande, il dit « non ! »

La mère considère les matières fécales en objet de dégoût. L’enfant doit refouler ses possibilités de plaisir : L’anal devient symbole du défendu, de l’interdit. L’enfant sent quelque chose de mauvais à l’intérieur de son corps ® Angoisse de sa part. Il a l’impression de détenir un poison. S’il se retient exagérément, il joue avec le danger, et le plaisir qu’il peut éprouver augmentera avec la peur. La rétention est vécue comme une opposition à la mère et l’expulsion comme une projection d’agressivité vis à vis d’elle. Les matières fécales, trop bonnes pour être données, seront gardées longtemps. Ces attitudes se retrouveront par le suite dans la vie de l’adulte, à travers les comportements d’avarice, de don, ou de prodigalité. L’enfant s’identifie à son boudin fécal. Investissement d’amour et/ou d’agressivité.

Clivage : 2 sentiments opposés vis à vis d’un même objet, et apparaissant alternativement.
Ambivalence : Coexistence de 2 sentiments opposés vis à vis d’un même objet, apparaissant entremêlés à la conscience.

L’enfant, en passant du clivage à l’ambivalence, marque son passage à une affection plus mature. Cette ambivalence va s’étendre à toutes les autres relations, comme : activité/passivité ; pouvoir/subir ; obéir/désobéir ; posséder/être vidé ; sadisme/masochisme.

Notons à ce niveau un stade bi-sexuel : actif dans l’expulsion et passif dans la rétention.


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MessagePosté le: Ven 7 Déc - 00:35 (2007) Répondre en citant

Autonomie du Moi

Moi : Partie de la personnalité en contact avec la réalité extérieure (issue du Ca, confronté à la réalité) construite grâce aux gratifications successives.
Désormais l’enfant décide, dispense son bon-vouloir, dirige son corps. L’estime de soi dépend de l’estime des autres pour soi : Si la mère insiste trop sur la socialisation, l’enfant aura l’impression de subir, de ne pas décider pour (et par) lui-même, d’avoir un Moi dévalorisé. Si la mère insiste surtout sur le plaisir, l’enfant aura l’impression qu’avant de faire quelque chose pour quelqu’un d’autre, il le fait pour lui. Il décide de sa vie, de son plaisir, affirme son Moi. Son autonomie n’est pas diminuée si de son propre chef il décide de faire plaisir à la personne qu’il aime.
Autonomie corporelle : maîtrise des sphincters.
Autonomie relationnelle : choisir de faire plaisir.

Naissance de la notion d’échange (monnaie d’échange).
(Et naissance de la notion de représentant.)

La monnaie d’échange est ici représentée par le boudin fécal qui va médiatiser la relation entre l’enfant et son entourage. Il échange son bon-vouloir contre l’approbation de la mère. Ce sera l’approche d’une autre façon de vivre. Par ce biais, l’enfant manipulera le mot. Émergence du « non » qui lui sert à s’affirmer. Il met ainsi la mère à distance. D’agressé, il devient agresseur. Il inaugure la communication sémantique, évitant les passages à l’acte. Besoin de jouer.
Le jeu : Il est mis au service de son affectivité. L’enfant jouera toutes les situations où il est dominé. Avec l’eau, le sable, la pâte à modeler, il retrouvera son vécu du stade anal : remplissage et vidage de flacons…etc. C’est aussi l’époque des animaux martyrs : Jeux de sadisme à l’encontre des plus petits, des insectes…La fonction du jeu est très importante au niveau de l’apprentissage. Le plaisir qui lui est lié est un plaisir de maîtrise.


Stade phallique (vers 4 ans)
Jusque là le père était vécu comme une mère auxiliaire. L’enfant va découvrir que le père a en fait une fonction bien particulière. Il apparaît menaçant, car inconnu, représentant une menace potentielle. L’enfant se rapproche de la mère. Il vient de se rendre compte que le père intéresse beaucoup la mère, et quelque fois malgré ses revendications d’enfant ® Attitude de colère et d’admiration pour ce personnage qui accapare la mère. L’enfant vient de juxtaposer la fonction parentale du père vis à vis de lui, avec la fonction d’amant vis à vis de la mère. C’est un partage difficile que celui qui lui est demandé. L’enfant se trouve plongé dans sa première solitude d’humain. Il se replie vers lui-même.

Découverte du corps : L’enfant se focalise sur un point très important de son corps : Ses organes génitaux. Déplacement entre érotisme anal et érotisme urétral. L’enfant découvre que certaines personnes ont un pénis et d’autres n’en ont pas. Il y a donc ainsi ceux qui en ont, et ceux qui n’en ont pas. Toutes les grandes personnes doivent avoir un pénis. Il pose beaucoup de questions sur la procréation, la sexualité, la grossesse, les relations entre les parents… Faute de comprendre les réponses, il répondra à sa manière. Il ne peut pas admettre ce qui ne correspond pas à sa croyance fondamentale. La fécondation est reliée pour lui à ce qu’il connaît déjà, comme l’ingestion d’aliments, le baiser…Pour certains il suffit d’exhiber ses organes génitaux pour avoir un bébé. La naissance est anale, ou par l’ombilic. Ils élaborent aussi le phantasme de la « scène primitive ». L’enfant peut avoir été témoin d’un coït des parents, ou seulement imaginer ce qu’il peut se passer quand il est exclus (Arrivé à l’age adulte on retrouve ce ressenti quand, à entendre chuchoter 2 personnes connues, on s’imagine être exclus et persécuté


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MessagePosté le: Ven 7 Déc - 01:08 (2007) Répondre en citant

Les 4 fantasmes originaires

Fantasme de la scène primitive.
Fantasme de séduction.
Fantasme de castration.
Fantasme d’abandon.

Souvent, dans le fantasme de la scène primitive, l’enfant s’identifie à l’un des partenaires. Soit le « passif », soit l’ « actif ». Il l’interprète souvent comme une scène agressive de laquelle résulte pour lui un fantasme d’abandon énorme. Période de cauchemars, de besoin d’affection de la part de la mère… C’est à cette période qu’il demande à dormir dans le lit parental. Naissance du voyeurisme, visuel et auditif. Il recherche les différences anatomiques, il aime montrer son corps et se promener tout nu. Besoin de savoir, il cherche un objet précieux, inaccessible. Ce sont les prémices de la curiosité intellectuelle. L’enfant reste dans un registre très narcissique. Il investit le pénis de plusieurs qualités, entre autres celle de toute puissance. Avec l’importance qu’il accorde au pénis, survient la peur de le perdre, l’angoisse de castration. (de même qu’il a eu peur de perdre la mère, puis les excréments, à ce stade il craint la perte de son pénis). Il n’y a aucune possibilité d’égalité entre les adultes et l’enfant. Il ne peut y avoir qu’un renversement de rôle, et appropriation des attributs supposés spécifiques à l’adulte (par ex : Il met les chaussures de papa, le collier de maman …). Quand l’enfant aura grandi, les parents seront devenus petits à leur tour. Pour l’enfant, la castration est un manque imaginaire, une angoisse d’incomplétude. Cela concerne aussi bien le garçon que la petite fille. L’enfant se demande si l’adulte peut manquer aussi de quelque chose, s’il est vraiment aussi complet que l’enfant l’imagine.

L’angoisse de castration se focalise sur le père, celui-là même qui le rivalise auprès de la mère, celui qui « force » la mère à le délaisser (Quand le père réel est inexistant, le rôle paternel est tenu par tout ce qui sépare la mère de l’enfant, que ce soit le travail dans la journée, ou un membre de la famille…). La figure paternelle va récupérer à son compte toutes les anciennes frustrations vécues par l’enfant.

On nomme « angoisse de castration » le phénomène transitoire, bénéfique et structurant.

Le « complexe de castration » est la fixation inconsciente de cette angoisse, future source de souffrances et d’auto punitions.
Le garçon

Il se sait détenteur du pénis. Cela lui permet de se valoriser, en l'exhibant pour se réassurer. Il s'identifie à son pénis et a très peur de la castration paternelle. Pour lutter contre cette castration, il pourra d'abord refuser psychiquement la réalité : "C'est pas vrai que les filles n'en ont pas; On ne le voit pas mais c'est à l'intérieur". Il pourra aussi penser que le pénis poussera chez les personnes qui n'en ont pas : "Il n'y a pas de différences entre les petites filles et les petits garçons". Il pourra enfin voir le manque de pénis comme une punition : "C'est ceux qui le méritent bien qui n'en ont pas".

Le petit garçon résorbera le conflit par l'identification au père.

La fille

Elle sait qu'elle n'en a pas. Mais elle pourra aussi se persuader qu'il suffit d'attendre et qu'il poussera. Revendications phalliques : "Je veux faire comme les garçons, je veux grimper aux arbres..."Elle commence ensuite à accepter son manque, mais contre un avantage : Possibilité d'avoir des enfants. Elle demandera cet enfant au père (ce dernier est considéré comme séducteur). L'enfant est l'équivalent du pénis, celui-là même qui ressortira dans la tête de la future mère, comme enfant imaginaire qu'elle demande à son propre père : Il faut que le deuil ait eu lieu à la naissance pour qu'elle reconnaisse le vrai père (son mari) comme père de l'enfant.


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MessagePosté le: Ven 7 Déc - 01:21 (2007) Répondre en citant

l'AGE ADULTE
Il ne s'y passe rien de fondamentalement nouveau. L'Adulte fait le tri de ce qu'il a déjà acquis.

Il n'y a donc pas à proprement parler de stades. L'Adulte utilise sa construction psychique pour aborder les nouvelles expériences de la vie. Les conflits non (ou trop mal) résolus auront un effet attractif puissant: L'Adulte aura une tendance inconsciente à les rejouer régulièrement, dans un comportement pathologique très répétitif. C'est à ce niveau que sera abordé le domaine de la pathologie (que ce soit en psychopathologie ou en psychiatrie adulte).
Néanmoins, on pourra distinguer pendant l'âge adulte des périodes particulières de la vie. Durant chacune d'elles en effet, le rapport à l'Autre y sera vécu différemment. Et l'énergie pulsionnelle y variera en intensité.

De même, l'avancée dans l'âge modifiera l'image que l'Adulte a de lui, et des Autres.

Sa place, son rôle n'étant pas définitifs, les relations qu'il entretient avec son environnement évolueront nécessairement.

LE COUPLE

Le couple est le lieu le plus favorisant pour l'expression des caractères psychiques.
Le choix du partenaire se fait en fonction de plusieurs éléments:
Par rapport à son propre idéal, ce qu'on voudrait être.
Par rapport à ce qu'on a été, et nos premières relations d'Objet.
Par rapport à ce qu'on est soi-même.
Ce choix peut être en continuité ou en réaction.
Les couples qui ont le plus de mal à se quitter sont les couples pathologiques.
On demande toujours à l'Autre de combler un manque, de renforcer son Moi. On veut que l'Autre nous aime, pour pouvoir nous aimer nous mêmes. C'est une revalorisation narcissique.

Pour être aimé, il faut donner, combler le manque de l'Autre. C'est le meilleur moyen de se rendre indispensable. Mais l'Objet ne doit quand même pas être trop adéquat avec le désir. L'Autre est un prolongement de soi même. La vision que l'on en a n'est pas une vision objective. C'est une vision qui est passée par le filtre de nos fantasmes et de nos désirs inconscients. Tant que la dynamique se maintient, le couple existe.

La maturité, c'est avant tout d'avoir lié toutes nos énergies. Le couple est un système qui s'autorégule avec une circulation dynamique et qui permet l'homéostasie (l'auto équilibre). Ce couple a plusieurs fins (buts):

Lui même
L'introduction d'un tiers (Enfant).

Avec le couple se crée la notion de famille. La famille est une organisation structurale qui agit sur le psychisme. Son rôle est de modeler les psychismes humains. La famille est aussi un support à pathologies.

L'Autre et son rôle

On lui demande de jouer le rôle de la Mère (comprendre, réconforter, plaindre), le rôle du Père (contenir, limiter), et le rôle de l'Enfant (celui qu'on réconforte, qu'on protège, qu'on sécurise). Ces rôles sont ceux-là même que l'on a intériorisés durant la petite enfance. On demande aussi à l'Autre d'être complémentaire, différent.

Il existe des couples qui s'installent dans une relation figée particulière, l'un jouant toujours le rôle de la Mère par exemple, l'autre le rôle de l'Enfant. Ces couples ont toujours du mal à se séparer.

Conflits du couple

Jalousie : L'un des membres attribue à l'Autre un manque d'amour qu'il a chez lui. On n'a pas confiance en soi et on projette cette pensée sur l'Autre. On a une idée très dénigrée de soi même mais cette agression n'est pas supportable. On accuse alors l'Autre d'en être l'auteur. Le jaloux est persécuteur car il est persécuté.

Rapport de dépendance : L'Adulte est celui qui est capable d'accepter d'être dépendant. La dépendance aliénante se retrouve chez les couples dans lesquels un des membres joue un rôle figé, tandis que l'autre s'y adapte complètement. Le désir d'être totalement indépendant se résume à la peur d'être infantilisé comme durant la relation Parent - Enfant. Refuser de s'attacher à l'Autre, c'est reconnaître son impossibilité à se détacher des liens affectifs infantiles.

Les amitiés- L'Enfant n'a pas d'amitiés. L'Autre est perçu comme ustensile.
- L'Adolescent a des amitiés très passionnées, mais rarement stables. Pour lui, c'est un soutien, un moyen de trouver son identité.
- à l'âge adulte, les amitiés sont plus durables. Le choix est un peu moins narcissique. L'Adulte accepte plus facilement la différence. C'est un critère de maturité que de pouvoir établir des amitiés. L'amitié est un mélange de relations Parentales et Fraternelles. La composante sexuelle est sublimée.
- Dans le couple on a besoin de l'Autre différent, tandis que dans l'amitié l'Autre est voulu pareil.
- Dans le couple, il y a un investissement pulsionnel massif. Avec l'ami, il n'y a pas d'investissement massif.

GénitalitéElle ne s'établit harmonieusement dans le couple que si chacun des conjoints, au moment de la petite enfance, a accédé à la reconnaissance du narcissisme de l'Autre, telle que l'accomplissement de la relation Parent/Enfant doit le permettre.

Il y a perversion dans la relation adulte si cette reconnaissance n'est pas équitable.

LE TRAVAIL

C'est une forme d'intégration, d'adaptation.
Le chômeur ne peut plus établir les relations sociales du travail. Il se sent coupable de vivre.
Le travail est un moyen de se réaliser. On se fait ainsi reconnaître par les Autres.
Le travail est un des lieux où on peut acquérir du pouvoir en étant reconnu par les Autres.
Dans le travail réside une transformation de la pulsion agressive: On demande au travail de nous revaloriser, par une décharge et une sécurisation.

Relation avec soi même

Elle dépend des relations infantiles. C'est une relation ambivalente car certains aspects nous plaisent tandis que d'autres sont rejetés. Le travail est un lieu privilégié où se mettent en place les mécanismes relationnels inconscients que l'on a avec les Autres et donc avec soi même.

La partie de nous même que nous aimons est ce que les Autres ont aimé.
La partie de nous même que nous détestons est composée des images dures venant de notre propre agressivité, que nous projetons sur les Autres. La projection est un mécanisme de défense essentiel: Elle permet d'expulser de Soi les sentiments, désirs ou Objets que l'on refuse d'y reconnaître. L'Autre en est alors la localisation privilégiée. Ces sentiments d'auto agressivité sont subjectifs et proviennent d'un sentiment de culpabilité. La capacité d'établir une bonne relation avec soi même est la capacité de surmonter ses griefs sans avoir le sentiment de se détruire soi même ni les Autres.

L'aptitude à la solitude est de pouvoir s'accepter soi même sans la vision certifiante de l'Autre. L'Adulte sait qu'il est seul.


Yasmin
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MessagePosté le: Ven 7 Déc - 01:27 (2007) Répondre en citant

LA VIEILLESSE

Gérontologie : étude de la vieillesse.
Gériatrie : soin psychiatrique de la vieillesse.

La vieillesse commence physiologiquement à 25 ans. A partir de cet âge on perd 1 millier de cellules par jour. Au début des années 1990, l'âge moyen espéré est de 70 ans.

Facteurs de vieillissement : alcool, tabac, sucre, graisses, stress...
On divise le vieillissement en deux périodes :

1- Le pré-sénescence entre 45 et 65 ans (après la crise du milieu de la vie).

2- La sénescence à partir de 65 ans.

Le vieillissement se fait en plusieurs plans

Morphologiquement : La taille diminue, les cheveux tombent ou blanchissent, la peau perd son élasticité et présente des rides, les organes relationnels sont atteints (ouie, vue...), la voix tremble, la force musculaire diminue. Des problèmes articulaires apparaissent. Il y a une diminution des réflexes, de la capacité pulmonaire. Le coeur bat plus vite. Le sang est moins riche. On note aussi une diminution du calcium, entraînant une grande fragilité des os. Difficultés à reprendre son équilibre après une émotion. Perte de mémoire à court terme. Diminution de la quantité et de la qualité du sommeil. Tout est en terme de diminution, de perte, et place le vieillard dans une situation d'insécurité permanente, le contraignant à prendre des précautions infinies.

Psychiquement : Il y a une perte de l'attention et de la concentration, et un retour vers l'égocentrisme. Diminution de la capacité sexuelle. Les pulsions prégénitales vont se réactiver, dont les pulsions orales (gâteries, bonbons...), les pulsions anales (propreté douteuse, avarice: en retenant l'argent, le vieillard retient la vie), exhibitionnisme, voyeurisme... Le vieillard vit dans le passé: il a été. Il passe d'une journée pleine de travail (associé à l'aisance) à un temps vide (gène). Dépossession d'une certaine estime de soi. La retraite est un moment insécurisant. Il s'agit de reconvertir les intérêts passés en nouveaux intérêts. Plus le travail représentait pour lui, plus dure à accepter sera la retraite. La crise du devenir du vieillard l'ouvre vers la mort.

Modifications relationnelles : Les rapports Parents/Enfants s'inversent. Les vieillards deviennent dépendants des enfants, matériellement mais surtout affectivement. Il y a le même rapport Parent/Enfant que Adulte/Vieillard. Les rapports vont de la tolérance au rejet. Plus le vieillard est rejeté et solitaire, plus il se replie et se néglige. Le vieillard se cristallise sur ses habitudes. Changer ses habitudes l'entraîne vers la mort.

L'appréhension de la mort

L'instinct de conservation grandit. Les vieillards ne veulent pas d'aventures. Face à la mort des proches ils ressentent du soulagement, ils sont soulagés de ne pas être cette fois la proie de la Mort: c'est le complexe du minautore. Ce qu'ils craignent, c'est d'être le prochain.

Le vieillard sera amené à faire son propre deuil.

Rappel mythologique : Dans la Grèce antique, la mort est la fille de la nuit, elle-même fille de CHAOS. La mort compte pour frères et soeurs: le trépas, Thanatos, Hypnos.

L'AGONIE
On distingue 7 stades de l'agonie :

Le choc : C'est la prise de conscience de l'issue fatale, en un moment très brusque de durée variable. Il y a le sentiment du passage d'un état normal, habituel, à un véritable face à face avec la mort. Le mourrant se sent tout à coup différent des autres.

La dénégation : C'est nier la maladie, l'inéluctable. Cela peut être plus ou moins long et intense. La personne essaie d'infirmer le diagnostic.

La colère : Comportement agressif vis à vis des gens de l'entourage, lié à un sentiment d'injustice. "Pourquoi moi?". Le mourrant perçoit le monde des vivants comme hostile. Il devient tyrannique envers sa famille et ressent un sentiment d'abandon. Très souvent, la phase de colère est entrecoupée de phases de dénégation.

La dépression : Phase la plus longue. Méfiance, apathie, repli sur soi même, le mourrant est amorphe. Il se fait du souci pour les gens qui l'entourent, pour le coup financier du traitement, pour la charge qu'il représente... Tout est insurmontable. Le malade ne veut plus lutter.

Le marchandage : Révolte, insurrection de la conscience. Le mourrant veut combattre la mort. Il conclut des pactes avec Dieu: "Si je guéris, je construirai une église". C'est l'époque du complexe du Minotaure: "Pourvu que ce soit un autre!".

L'acceptation : La révolte est abolie, l'insurrection cesse. La personne entre dans une période de paix, règle ses affaires, prend congé des siens. Paradoxalement, elle suit de très près les traitements médicamenteux, en patient modèle. Le mourrant est étranger à lui même. Cela ne veut pas dire qu'il n'a plus la volonté de vivre, mais il accepte l'idée qu'il peut mourir. Il s'avance vers la mort activement, et entrevoit un seuil de perception nouvelle, un véritable passage vers la mort. C'est une période entrecoupée de chagrins préparatoires.

La détente : Période terminale. C'est le "décathexis", avec la fin des communications avec l'extérieur. Le corps vit toujours mais la conscience est ailleurs, envahie par la perception d'une réalité que personne ne connaît.


La mort au niveau psychique :

La mort ne peut être imaginée psychiquement. Quand on rêve de la mort, c'est un message de castration. L'angoisse de mort est un moteur de la vie. Ceux qui vivent uniquement dans le réel, sans fantasmer, subissent par là leur pulsion de mort.

La représentation est une façon de lutter contre la pulsion de mort: il est important de parler les choses, de mettre un mot sur les problèmes (ainsi l'Enfant, en parvenant à mettre des mots sur ses états, sort du chaos).


Yasmin
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MessagePosté le: Jeu 13 Déc - 23:19 (2007) Répondre en citant



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MessagePosté le: Jeu 13 Déc - 23:38 (2007) Répondre en citant

Et bien sur conclur en beauté avec un document flash (y)
Just un truc Yasmin , quand tu postes un document flash , Ajoutes un Titre dans le message avec un petit commentair si c'est possible , car google index bien ce document mais il ne reconnait pas comme appartenent a medmatiq , donc si un quelqu'un cheche cet article sur le net , il va directement etre renvoyé a la page plein ecran sans passer par medmatiq , mais si tu mets un commentaire ou un titre avec la mention qu'il s'agit bel et bien d'un document flash , on aura plus de chance de paraitre dans les resultats comme support du sujet .


Yasmin
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MessagePosté le: Jeu 13 Déc - 23:40 (2007) Répondre en citant

je le savais pas timide
ok à vos ordres


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MessagePosté le: Sam 6 Déc - 14:14 (2008) Répondre en citant

  L’EMOTIONhttp://pagesperso-orange.fr/jeanluc.lasserre/03emotions.htm


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MessagePosté le: Sam 6 Déc - 14:15 (2008) Répondre en citant

  NEUROSCIENCE COGNITIVE DES EMOTIONShttp://pagesperso-orange.fr/jeanluc.lasserre/04neuroscience.html


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MessagePosté le: Sam 6 Déc - 14:16 (2008) Répondre en citant

  PSYCHOPHYSIOLOGIE DU COMPORTEMENThttp://pagesperso-orange.fr/jeanluc.lasserre/05psychologie.html


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MessagePosté le: Sam 6 Déc - 14:17 (2008) Répondre en citant

  NEUROPSYCHOLOGIE DE LA SOUFFRANCE CAUSE DU REFOULEMENT


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MessagePosté le: Sam 6 Déc - 14:18 (2008) Répondre en citant

   APPROCHE BIOCHIMIQUE ET QUANTIQUEhttp://pagesperso-orange.fr/jeanluc.lasserre/07approche.html


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MessagePosté le: Sam 6 Déc - 14:19 (2008) Répondre en citant

  HUMEUR, TYPOLOGIE ET METAPHOREhttp://pagesperso-orange.fr/jeanluc.lasserre/08humeur.html


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MessagePosté le: Sam 6 Déc - 14:21 (2008) Répondre en citant

   HYPOTHESES SUR L’ACTION DE L’OSTEOPATHIEhttp://pagesperso-orange.fr/jeanluc.lasserre/11hypothese.html


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MessagePosté le: Sam 6 Déc - 14:26 (2008) Répondre en citant

tu pouvais copier ces articles intérressant ici même Sidali, ils sont très bien faits.


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MessagePosté le: Sam 6 Déc - 14:27 (2008) Répondre en citant

   INDICES POUVANT ETAYER CES HYPOTHESES
   La Douleur
   Le système nerveux autonome ou végétatif
    La Mémoire   -  Mémoire de la Douleur


  Douleurs, corps et émotions  -  Douleurs et comportement
   Apport au Mémoire
  Biopolymères


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MessagePosté le: Sam 6 Déc - 14:35 (2008) Répondre en citant

 INDICES POUVANT ETAYER CES HYPOTHESES


 La Douleur  / Le système nerveux autonome ou végétatif / La Mémoire Mémoire de la Douleur  / Douleurs/ corps et émotion /  Douleurs et comportement  /Apport au MémoireBiopolymères et ostéopathie


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MessagePosté le: Sam 6 Déc - 14:38 (2008) Répondre en citant

    HYPOTHESES DE  TRAITEMENThttp://pagesperso-orange.fr/jeanluc.lasserre/11hypothese.html


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MessagePosté le: Mar 18 Jan - 20:06 (2011) Répondre en citant

Bonjour,
en faisant des recherches sur internet lorsque j'étudiais mon cours de psycho du développement, je suis tombée sur plusieurs textes identiques à ceux que ma prof a apparemment collés dans son cours sans mentionner l'auteur.
Comme tu as le même texte concernant la petite enfance, j'aimerai savoir quelles sont tes sources. 
Merci d'avance. 
Julie


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MessagePosté le: Mar 18 Jan - 20:39 (2011) Répondre en citant

Yasmin n'est pas la pour te répondre Dussaussois,
Il s'agit forcément d'un copier coller d'un site internet.
Yasmin aurait du mentionner un lien vers le fichier source, mais bon , je crois pas qu'elle s'en rappelle encore en tout cas.
Bienvenue sur le site Julie


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